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3 (1774)
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218
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118 Voyage

nous avoir examinés pendant quelque tems , ils nousANN.1 770 . q U j tt è renc & retournèrent vers la côte: ils navoient

J - évricr» 1

pas encore fait la moitié du chemin que la nuit fur-vint. Nous imaginâmes que ces fndiens navoient pointentendu parler de nous , & nous ne pûmes nous em-pêcher de faire des réflexions fur la conduite & lesdifpofitions différentes des habitans des diverfes partiesde cette côte. Quand ils approchèrent de notre vaiffeaupour la première fois, les uns sétoient tenus éloignéspar un fentiment mêlé de crainte & détonnement ;les autres sétoient annoncés par des aèies dhofli-lité , en nous lançant des pierres ; lIndien que nousavions trouvé feul dans un bateau occupé à pêcher,parut nous regarder comme indignes de fon atten-tion , & dautres, prefque fans y être invités, étoientvenus à bord avec lair-, de la plus grande confiance &de lamitié. Daprès la conduite de ces derniers quinous étoient venus rendre vifite , je donnai le nomde Lookers-on (Jpéclateurs) à la terre d ils étoientpartis, & qui, ainfi que je lai déjà obfervé, avoit lap-parence dune Ifle.

A huit heures du foir, il séleva une brife du S. S.O., avec laquelle je courus au S. E., parce que quel-ques perfonnes de notre équipage croyoient voir terrede ce côté. Nous continuâmes cette route jufqua fixheures du lendemain ; nous avions fait onze lieues,& nous nappercevions point dautre terre que celleque nous avions laiflée. Après avoir gouverné au S. E.jufqua midi, avec une petite brife qui fauta de lO. auN. , notre latitude , par obfervation , étoit de 41 d