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nous avoir examinés pendant quelque tems , ils nousANN.1 770 . q U j tt è renc & retournèrent vers la côte: ils n’avoient
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pas encore fait la moitié du chemin que la nuit fur-vint. Nous imaginâmes que ces fndiens n’avoient pointentendu parler de nous , & nous ne pûmes nous em-pêcher de faire des réflexions fur la conduite & lesdifpofitions différentes des habitans des diverfes partiesde cette côte. Quand ils approchèrent de notre vaiffeaupour la première fois, les uns s’étoient tenus éloignéspar un fentiment mêlé de crainte & d’étonnement ;les autres s’étoient annoncés par des aèies d’hofli-lité , en nous lançant des pierres ; l’Indien que nousavions trouvé feul dans un bateau occupé à pêcher,parut nous regarder comme indignes de fon atten-tion , & d’autres, prefque fans y être invités, étoientvenus à bord avec l’air-, de la plus grande confiance &de l’amitié. D’après la conduite de ces derniers quinous étoient venus rendre vifite , je donnai le nomde Lookers-on (Jpéclateurs) à la terre d’où ils étoientpartis, & qui, ainfi que je l’ai déjà obfervé, avoit l’ap-parence d’une Ifle.
A huit heures du foir, il s’éleva une brife du S. S.O., avec laquelle je courus au S. E., parce que quel-ques perfonnes de notre équipage croyoient voir terrede ce côté. Nous continuâmes cette route jufqu’a fixheures du lendemain ; nous avions fait onze lieues,& nous n’appercevions point d’autre terre que celleque nous avions laiflée. Après avoir gouverné au S. E.jufqu’a midi, avec une petite brife qui fauta de l’O. auN. , notre latitude , par obfervation , étoit de 41 d