Voyage
Ann. 1770.Février.
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nous leur offrions, éloge qu'on ne peut pas faire dequelques-uns de leurs voifins qui avoient d’ailleursmeilleure mine. Nous avons déj$ parlé de leur habil-lement & fur - tout de leur coeffure de plumes quileur fieoit affez bien.
Dès que nous eûmes débouqué le canal , je misla cap à l’Eft, afin d’être avancé dans le détroit avantl’arrivée du juffant. A fept heures du foir , les deuxpetites Ifles , qui gîfent à la hauteur du Cap Koa~maroo , pointeS. E. du Canal de la Reine-Charlotte,nous reffoient à l’Eft à environ quatre milles : nousavions prefque calme alors ; mais à l’aide du jufîantqui commença bientôt , nous fûmes portés dans peude tems , par la rapidité du courant, tout près d’unedes Ifies, qui étoit un rocher, s’élevant prefque per-pendiculairement de la mer. Nous remarquâmes quele danger où nous étions augmentoit à chaque infiant,& nous n’avions , pour nous préferver d’être mis enpièces , qu’un expédient dont le fuccès alloit êtredécidé en très - peu de minutes. Nous étions a unpeu plus d’une encablure de rocher , & nous avionsplus de 75 brafî’es d’eau \ mais en laiffant tomber uneancre & filant environ i^o braffes de cable , le vaif-feau fut heureufement tiré loin des brifans : cepen-dant nous n’aurions pas échappé au péril fi la marée,qui portoit S. j S. E. , n’avoit pas en rencontrantrifle, repris la direction du S. E. , ce qui nous portaau-delà de la première pointe. Dans cette fituation ,nous n’étions qu’à deux encablures des rochers ; nous
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