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du Capitaine Cook. 209
y reliâmes pendant tout le fort de la marée qui cou-
roit au S. E. , & faifoit au moins cinq milles par ^f^ 1 . 77 '
1 1 février.
heure , c’eft-k-dire , depuis fept heures & quelquesminutes jufqu’k près de minuit, quand la marée ceiïk,
& alors nous nous préparâmes a appareiller. Sur lestrois heures du matin l’ancre étoit au bofloir , &ayant une brife légère du N. O. , nous fîmes voilevers la côté orientale ; mais comme nous avions lamarée contre nous, nous ne fîmes que peu de che-min. Cependant le vent fraîchit enfuite & fauta auN. & au N. E. ; nous en profitâmes ainfi que du ju-fant , & en peu de tems nous fûmes entraînés àtravers la partie la plus étroite du détroit ; nousmîmes enfuite le cap vers la terre la plus méridionalequi étoit en vue , & qui nous reftoit au S. j S. O.
On voyoit paroître fur cette terre une montagne d’unehauteur prodigieufe & couverte de neige.
La partie la plus étroite du détroit, a travers laquellenous avions été poufles avec tant de rapidité, gît en-tre le Cap Tiérawittc , fur la côte à?Eaheinomauwe, &le Cap Koamaroo ; je jugeai que la diftance entre lesdeux Caps eft de quatre ou cinq lieues ; on peut la paf-fer, fans beaucoup de danger , maigre la marée , dontla force eft aujourd’hui connue. Il eft cependant plussûr de ranger de près la côte N. E., car il ne paroît pasqu’il y ait rien à craindre de ce côté ; mais de l’au-tre, outre les Ifies & les rochers fitués k la hauteurdu Cap Koamaroo , il y a, à deux ou trois milles dela côte , un récif qui s’étend depuis ces Ifles jufqu’àTome III. D d