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3 (1774)
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206
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zo 6

Voyage

relativement à lanfe. On pourra entrer dans YAnfe du^ vaijjèau ou entre Motuara & une Ule longue appelléeHamotc par les Naturels du pays, qu entre Motuara & lacôte occidentale. Dans la dernière de ces routes, il ya deux bancs de rochers à 3 brafles fous leau, quonpeut reconnoître aifémenc par les herbes marines quicroiflent deflùs. En entrant ou en fortant du canalavec un petit vent, il faut faire attention aux maréesqui montent fur les neuf ou dix heures dans les plei-nes & les nouvelles lunes, & qui sélèvent & retom-bent perpendiculairement de fept à huit pieds. Le flotvient à travers le détroit du S. E., & porte avec forcefur la pointe N. O. & fur le récif qui gît en fon travers.Le juflant court avec une rapidité encore plus grandeau S. E. Sur les rochers & les Ifles qui font à la hau-teur de la pointe S. E., nous trouvâmes que la varia-tion de laiguille, calculée par des obfervations exac-tes , étoit de 13 d 5 ' E.

Dans les environs de ce canal, la terre, qui efl:fl élevée que nous lapperçûmes à la diftance de vingtlieues, efl: compofée entièrement de hautes collines& de vallées profondes , couvertes dun grand nom-bre dexcellens bois , propres pour toutes fortesdouvrages, excepté des mats, car ils font trop durs& trop pefans pour cela. La mer abonde en poif-fons de toute efpèce, de forte que fans fortir delanfe nous mouillâmes , nous en prîmes chaquejour à la feine , à lhameçon & à la ligne, aflez pour enfervir à tout léquipage ; & le long de la côte noustrouvâmes une grande quantité de cormorans & quel-