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Voyage
relativement à l’anfe. On pourra entrer dans YAnfe du^ vaijjèau ou entre Motuara & une Ule longue appelléeHamotc par les Naturels du pays, qu entre Motuara & lacôte occidentale. Dans la dernière de ces routes, il ya deux bancs de rochers à 3 brafles fous l’eau, qu’onpeut reconnoître aifémenc par les herbes marines quicroifl’ent deflùs. En entrant ou en fortant du canalavec un petit vent, il faut faire attention aux maréesqui montent fur les neuf ou dix heures dans les plei-nes & les nouvelles lunes, & qui s’élèvent & retom-bent perpendiculairement de fept à huit pieds. Le flotvient à travers le détroit du S. E., & porte avec forcefur la pointe N. O. & fur le récif qui gît en fon travers.Le juflant court avec une rapidité encore plus grandeau S. E. Sur les rochers & les Ifles qui font à la hau-teur de la pointe S. E., nous trouvâmes que la varia-tion de l’aiguille, calculée par des obfervations exac-tes , étoit de 13 d 5 ' E.
Dans les environs de ce canal, la terre, qui efl:fl élevée que nous l’apperçûmes à la diftance de vingtlieues, efl: compofée entièrement de hautes collines& de vallées profondes , couvertes d’un grand nom-bre d’excellens bois , propres pour toutes fortesd’ouvrages, excepté des mats, car ils font trop durs& trop pefans pour cela. La mer abonde en poif-fons de toute efpèce, de forte que fans fortir del’anfe où nous mouillâmes , nous en prîmes chaquejour à la feine , à l’hameçon & à la ligne, aflez pour enfervir à tout l’équipage ; & le long de la côte noustrouvâmes une grande quantité de cormorans & quel-