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i\NN. 1770.lévrier.
2.04 V O Y A G E
terre pour voir s’ils pouvoient recueillir quelques con-noiffances fur 1 hifloire naturelle ; la rencontre qu’ilsy firent de la plus aimable famill^ d’indiens qu’ils euf-fent encore vue , leur fournit l’occafion la plus favora-ble d’examiner la fubordination perfonnelle qui fubfifleparmi ce peuple. Les principales perfonnes étoient uneveuve & un joli petit garçon d’environ dix ans. La veuvepleuroit la mort de fon mari avec des larmes de fangl'uivant la coutume de ces peuples , & l’enfant , parla mort de fon pere , étoit devenu propriétaire de laterre où nous avions coupé notre bois. La mere &le fils étoient affis fur des nattes , & le refie de la fa-mille , au nombre de feize ou dix-fept tant hommesque femmes , étoient rangés autour d’eux, affis en pleinair, car ils ne fembloient pas avoir aucune habitationni le moindre abri contre le mauvais tems, que l’ha-bitude leur faifoit fupporter peut-être fans aucun in-convénient grave ou durable. Leur conduite fut affable,obligeante & fans défiance ; ils préfentèrent à chaqueétranger du poiflon & un dfon de feu pour l’apprêter, &ils pressèrent pîufieurs fois nos obfervateurs de refierjufqu’au lendemain, ce qu’ils auroient fait fans doute,fi le vaiffeau n’avoit pas été prêt à mettre à la voile ; MM.Banks & Solander regrettèrent beaucoup de ne lesavoir pas connus plutôt ; ils étoient perfuadés qu'ilsauroient acquis avec eux plus de connoiffance des mœurs& du caraèlère des habitans de ce pays en un feuljour, que nous n’avions pu nous en procurer pendanttout notre féjour fur la côte.
Le £>, fur les fix heures du matin, une brife légère
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