du Capitaine Cooic. icq
quillages <$c des femences de différente efpèce, & le 5 , —dès le grand matin , nous virâmes à pic fur l’ancre An ^- } 77 °d’affourche, & l’on porta en avant le grapin afin deremorquer le vaiffeau hors de l’anfe. Cette manœuvreétant finie à deux heures de l’après-midi, nous appa-reillâmes ; mais le vent tombant prefqu’aufîi-tôt, nousfûmes obligés de mouiller de nouveau un peu au-deffusde Motuara . Quand nous fûmes fous voile, le vieillardTopaa vint à bord pour nous dire adieu , & commenous defirîons toujours d’apprendre fi, parmi ce peu-ple, il s’étoic confervé quelque tradition de Tafman,
Tupia fut chargé de demander au vieillard s’il avoit ja-mais entendu dire que quelque vaiffeau pareil au nôtreeût vifité fon pays. Il répondit que non, mais il ajoutaque fes ancêtres lui avoient dit qu’autrefois il étoit ar-rivé en ce même endroit un petit bâtiment, venant d’unecontrée éloignée appellée Ulimaraa , & dans lequel ily avoit quatre hommes qui furent tous tués lors de leurdébarquement. Lorfqu’on lui fit des queffions fur la po-fition de cette terre éloignée, il montra le Nord. LesIndiens des environs de la baie des Ifles nous avoientparlé à'Ulimaraa, en nous difant que leurs ancêtresl’avoient vifité. Tupia nous avoit entretenu aufli quel-quefois de ce pays fur lequel il avoit quelques notionsconfufes qui lui avoient été tranfmifes par tradition ,
& qui n’étoient pas fort différentes de celles de notrevieillard; mais il n’y avoit rien de certain à conclurede toutes ces relations.
Bientôt après que le vaiffeau eut mis à l’ancrela fécondé fois , MM. Banks ôc Solander allèrent à
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