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3 (1774)
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198
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198 Voyage

nous apperçûmes quils avoient raffemblé de grandesquantités.

Nous pafsâmes le xj & le x% à radouber le vaif-feaU', pour nous préparer à remettre en mtr , à atta-cher une barre darcaffe au gouvernail , à mettre despierres dans la foute au bifcuit, & plus darrimage àla poupe , enfin à raccommoder les futailles & pren-dre du poifîon.

Le 19, nous reçûmes une vifite de notre vieillard,qui sappelloit Topaa , & de trois autres Naturels dupays avec qui Tupia eut une longue converfation. Levieillard nous apprit la mort dun des Indiens furlequel avoit tiré lOfficier qui étoit allé vifitcr le hip-pah fous prétexte de pêcher ; mais je découvris en-fuite , avec beaucoup de plaifir , que cette nouvellenétoit pas vraie ; & que fi lon prenoit à la lettre lesdifcours de Topaa , ils nous induiroient fouvent enerreur. MM. Banks & Solander allèrent plufieurs foisà terre les deux ou trois derniers jours, mais ils furentempêchés de pénétrer bien avant par des plantes parafi-tes, fi touffues & tellement entrelaffées les unes dans lesautres , quelles rempliffoient exaétement tout lefpacequi fe trouvoit entre les arbres auxquels elles étoient at-tachées, & rendoient les bois abfolument impraticables.Je débarquai aufli ce jour- même, fur la pointe occi-dentale du canal, & du fommet dune colline fort éle-vée , jexaminai la cote au N. O. La terre la plus éloi-gnée que je pus appercevoir dans ce rumb étoit uneXfle dont on a déjà parlé, & qui fe trouvoit à environ