198 Voyage
nous apperçûmes qu’ils avoient raffemblé de grandesquantités.
Nous pafsâmes le xj & le x% à radouber le vaif-feaU', pour nous préparer à remettre en mtr , à atta-cher une barre d’arcaffe au gouvernail , à mettre despierres dans la foute au bifcuit, & plus d’arrimage àla poupe , enfin à raccommoder les futailles & pren-dre du poifîon.
Le 19, nous reçûmes une vifite de notre vieillard,qui s’appelloit Topaa , & de trois autres Naturels dupays avec qui Tupia eut une longue converfation. Levieillard nous apprit la mort d’un des Indiens furlequel avoit tiré l’Officier qui étoit allé vifitcr le hip-pah fous prétexte de pêcher ; mais je découvris en-fuite , avec beaucoup de plaifir , que cette nouvellen’étoit pas vraie ; & que fi l’on prenoit à la lettre lesdifcours de Topaa , ils nous induiroient fouvent enerreur. MM. Banks & Solander allèrent plufieurs foisà terre les deux ou trois derniers jours, mais ils furentempêchés de pénétrer bien avant par des plantes parafi-tes, fi touffues & tellement entrelaffées les unes dans lesautres , qu’elles rempliffoient exaétement tout l’efpacequi fe trouvoit entre les arbres auxquels elles étoient at-tachées, & rendoient les bois abfolument impraticables.Je débarquai aufli ce jour-là même, fur la pointe occi-dentale du canal, & du fommet d’une colline fort éle-vée , j’examinai la cote au N. O. La terre la plus éloi-gnée que je pus appercevoir dans ce rumb étoit uneXfle dont on a déjà parlé, & qui fe trouvoit à environ