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du Capitaine Cook. 197
pierres avec îefquelles nous conflruisîmes une pyra- —
niide , où nous laifsâmes quelques balles de fufil , du Ann. 1770,•11, 1 \ 1 r Janvier,
petit plomb j des verroteries & d autres choies propres
à rélilier aux injures du tems , & qui , 11e pouvantêtre l’ouvrage des Indiens , attelleront par la fuiteà tous les Européens qui vifiteront ces lieux , r qued’autres habitans d’Europe y ont déjà été avant eux.
Nous defcendîmes enfuite la colline, & nous fîmes untrès-bon repas des cormorans & des poifïons que nousavions pris, & qui furent apprêtés par l’équipage du ba-teau, dans un endroit dont nous étions convenus : nousy trouvâmes une autre famille Indienne qui nousreçut en nous témoignant comme à l’ordinaire beau-coup de joie & d’amitié ; ces Infulaires nous indi-quèrent où nous pourrions trouver de l’eau , & ilsnous rendirent tous les autres bons offices qui dé-pendoient d’eux. Delà, nous allâmes au bourg dontnous avoient parlé les Indiens , qui vinrent nousvoir le 19 : ce bourg, ainfi que les autres que nousavions vus auparavant , étoit bâti fur une petite Ifleou rocher d’un accès fi difficile , que nous courû-mes des dangers pour fatisfaire notre curiofité. CesIndiens nous reçurent à bras ouverts \ ils nous con-duisent dans tous les endroits de ce village , &ils nous montrèrent tout ce qu’il contenoit. Il étoitcompofé de quatre-vingt k cent maifons, & n’avoicqu’une plateforme de guerre. Nous donnâmes à noshôtes quelques clous , des rubans & du papier, cequi leur fit tant de plaifir, que lors de notre départ,ils remplirent notre bateau de poiffons fecs, dont nous