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baies, où ils peuvent fe procurer une plus grande quan-Ann. 1770. de poifl’ons, & qui ne Iaiffent qu’un petit nombrede leurs camarades dans le hippah , où ils fe réfugienttous en tems de danger. Quelques-uns de ces Natu-rels firent un chemin affez confidérable pour venirà notre rencontre, & ils nous invitèrent à aller aveceux vers leurs compagnons, à quoi nous confentîmesde bon cœur. Nous trouvâmes qu’ils étoient au nom-bre d’environ trente hommes, femmes & enfans, quinous reçurent tous avec toutes les démonflrations pof-fibles d’amitié. Nous leur diffribuâmes quelques rubans& des verroteries, & en retour ils nous embraffcrent,jeunes & vieux , hommes & femmes : ils nous don-nèrent aufli des poifîons, & après avoir paffé quelquetems avec eux , nous retournâmes au vaiffeau , char-més de notre nouvelle connoiffance.
Le 2.6 au matin, je m’embarquai fur le bateau ainfique MM. Banks & Solander, & nous entrâmes dansune des baies fituée fur le côté oriental du canal, afinde revoir une fécondé fois le détroit qui paffoit en-tre la mer de l'Efl: & celle de l’Oueft. Après avoirdébarqué à un endroit convenable , nous gravîmes furune colline très-haute , du Commet de laquelle nousapperçûmes diftinélement tout le détroit , ainfi que laterre fur la côte oppofée que nous jugeâmes être à envi-ron quatre lieues ; mais comme il y avoit du brouillardfur l’horifon , nous ne pûmes pas découvrir fort loinau S. E. ; cependant je réfolus de chercher un paflâgeavec le vaiffeau , dès que nous remettrions en mer.Nous trouvâmes au haut de cette colline un tas de