du Capitaine Cook. i s s
& leur contenance annonçoient la plus grande fou-million. Sur ces entrefaites, quelques - uns de nosgens , qui , lorfqu’il s’agiffoit de punir une fraudedes Indiens , affe< 5 to?ent une juftice inexorable en-foncèrent les palifiades d’une de leurs plantations &prirent quelques pommes de terre ; je fs donner àchacun des coupables douze coups de fouet : l’und’eux foutenant avec opiniâtreté que ce n’étoic pasun crime pour l’Anglois de piller une plantation In-dienne , quoique c’en fût un pour l’Indien de volerun clou à un Anglois , je le fis mettre en prifon , d’oùil ne fortit qu’après avoir reçu douze nouveaux coupsde fouet.
Le 30, nous eûmes calme tout plat; & comme iln’y avoit point apparence que nous remifiions' en mer,j’envoyai le maître fonder le havre avec deux bateaux;pendant tout l’après-midi le vaifîeau fut environné depirogues qui trafiquèrent avec nous d’une façon très-honnête & très-amicale. Nous débarquâmes le foir furlà grande terre , où les Indiens nous reçurent très-cor-dialement ; mais nous n’apperçûmes rien qui fût dignede remarque.
Les vents contraires & les calmes nous retinrentplufieurs jours dans cette baie ; pendant ce tems , nouscontinuâmes h communiquer avec les Naturels dupays , fans trouble & fans brouillcrie ; ils venoientfouvent autour du vaiiïeau, & nous débarquions fré-quemment fur la grande terre & fur les IOes. Enmettant un jour à terre fur la côte de la Nouvelle -
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