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i } '6 Voyage
Zélande , un vieillard nous montra l’inftrumênt cfor/tAnn. 1-69. \[ s f e f er vent pour peindre des taches fur leur corps,
1 ° 'cet inftrument reffembloit en tout à celui que les Ota-hitiens emploient au même ufa£e : nous vîmes aulîil’homme qui avoit étébleffé, îorfqu’il entreprit de volernotre bouée ; la balle, après avoir percé la partie char-nue de Ton bras lui avoit effleuré la poitrine , mais aumoyen de la diète , le meilleur de tous les régimes, ôclaillant agir la nature, le meilleur des Chirurgiens,l’Indien ne fembloit refflentir ni douleur ni crainte furles fuites de fa plaie , qui étoit en bon état : nous ren-contrâmes auffi le frère de notre vieillard , qui, dansnotre efcarmouche, fut bleffé avec du petit plomb ; lesgrains avoient atteint la cuiffe obliquement, & quoiqu’ily en eût même plufieurs dans la chair , la bleflure neparoifToit pas dangereufe. Nous trouvâmes dans leursplantations le Morus papyrifera , avec lequel ces peu-ples , ainfi que les Orahitiens , fabriquent des étoffes ;mais cette plante fembloit y être rare , & nous n’yvîmes aucun morceau d’étoffe afi’ez confidérable pourpouvoir fervir à d’autre ulage qu’à celui d’orner leursoreilles.
Nous mîmes un jour à terre dans une partie très-éloignée de la baie, & les Indiens prirent fur le champla fuite , excepté un vieillard qui nous accompagnapar-tout où nous allâmes, & qui parut fort fatisfait despetits préfents que nous lui fîmes. Nous arrivâmes enfina un petit fort, bâti fur un rocher qui étoit environnépar la mer à la marée haute, & où l’on ne pouvoit monterque par une échelle. Nous nous apperçûmes lorfque