du Capitaine Cook. 151
des pirogues profitèrent du moment où nous étions àdîner , pour enlever notre bouée : nous tirâmes inutile-ment un coup de fufil à petit plomb par-deffus leurstêtes , mais ils étoient trop loin pour que nous pub-lions les atteindre ; ik avoient déjà mis la bouéedans leur pirogue , & nous fûmes obligés de tirer àballe ; le coup porta, & fur le champ ils la jettèrencà la mer: enfin nous lâchâmes par-defîùs leur tête unboulet, qui effleura la furface de l’eau & alla tomber àterre. Deux ou trois des pirogues débarquèrent à l’inf-tant les hommes qu’elles portoient ; ils coururent furla grève, pour chercher , à ce que nous penlâmes , leboulet : Tupia les rappellant les affura qu’ils feroiencen fûreté tant qu’ils feroient honnêtes , plufieurs revin-rent au vaiffeau, fans beaucoup de follicitations denotre part , & .ils fe comportèrent de manière à nenous laiifer aucun lieu de foupçonner qu’ils penfafïèntdéformais à nous ofienfer.
uimwuuii.. 1 11 nmiu .1
Ann. 1769.Novemb,
Lors qu f le vaiffeau fut dans une eau plus pro-fonde & en lûreté , je fis mettre en mer la pinafle &l’iole équippé & armé \ je m’embarquai avec MM. Banks& Solander , & j’allai à terre fur l’Ifle qui étoit éloignéed’environ trois quarts de mille. Nous remarquâmesque les pirogues qui étoient autour du vaiffeau nenous fuivoient pas , quand nous le quittâmes , ce quenous regardâmes comme un augure favorable ; maisnous n’eûmes pas plutôt débarqué qu’elles accoururentvers différentes parties de l’Ifle & defeendirent à terre ;nous étions dans une petite anfe , & il s’étoit â peineécoulé quelques minutes , quand nous fûmes environ-