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3 (1774)
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150
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150 Voyage

; tenoit à fa main une pierre quil fe difpofoit à lancer

1769. jans | c vailleau. Ils ne ceflèrent pourtant pas leurMovemb, . . v . r ' . , . r

attaque julqua ce que quelques autres eurent été biel-

fés ; ils sen allèrent alors & nous portâmes au large.

Le vent étant dire&ement debout, nous marchâ-mes au plus près ju.'quau 29 , quand nous reconnû-mes que nous avions plutôt perdu que gagné du che-min ; ceft pourquoi je gouvernai vers une baie quigît à l Oueft du Cap Bret ; elle étoit alors à environdeux lieues fous le vent à nous , & vers les onze heu-res nous mouillâmes au-defious du côté S. O. dunede plufieurs Ifles qui lenvironnent au S. E,, la fonderapportant quatre brafies & demie : leau avoir dimi-nué tout-à-coup à ce point, & fi cela nétoit pas arri- , je naurois pas mis à lancre fitôt. Je dépêchai furle champ le maître avec deux bateaux pour fonder ,ôc il découvrit bientôt que nous étions fur un bas-fonds , qui fe prolonge depuis lextrémité N. O. deFille, ôc quen dehors il y avoit de 8 à 10 braffes deau.

Sur ces entrefaites les Naturels du pays , au nom-bre de près de quatre cens , nous entourèrent en fouledans leurs pirogues, ôc quelques-uns montèrent à.bord , je donnai un morceau de drap à un deux, quifembioit être un chef, ôc je fis préfent aux autres dequelques bagatelles. Je mapperçus que plufieurs de cesIndiens nous avoient déjà vus , & quils connoifloientle pouvoir de nos armes à feu , car la feule infpeéliondun canon les jetta dans un trouble qui fe manifefioitfur leur vifage : cette impreffion les empêcha de fecomporter mal-honnêtement J mais les Infulaires dune