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; tenoit à fa main une pierre qu’il fe difpofoit à lancer
1769. jans | c vailleau. Ils ne ceflèrent pourtant pas leurMovemb, . . v . r ' . , . r
attaque julqua ce que quelques autres eurent été biel-
fés ; ils s’en allèrent alors & nous portâmes au large.
Le vent étant dire&ement debout, nous marchâ-mes au plus près ju.'qu’au 29 , quand nous reconnû-mes que nous avions plutôt perdu que gagné du che-min ; c’eft pourquoi je gouvernai vers une baie quigît à l Oueft du Cap Bret ; elle étoit alors à environdeux lieues fous le vent à nous , & vers les onze heu-res nous mouillâmes au-defious du côté S. O. d’unede plufieurs Ifles qui l’environnent au S. E,, la fonderapportant quatre brafies & demie : l’eau avoir dimi-nué tout-à-coup à ce point, & fi cela n’étoit pas arri-vé , je n’aurois pas mis à l’ancre fitôt. Je dépêchai furle champ le maître avec deux bateaux pour fonder ,ôc il découvrit bientôt que nous étions fur un bas-fonds , qui fe prolonge depuis l’extrémité N. O. deFille, ôc qu’en dehors il y avoit de 8 à 10 braffes d’eau.
Sur ces entrefaites les Naturels du pays , au nom-bre de près de quatre cens , nous entourèrent en fouledans leurs pirogues, ôc quelques-uns montèrent à.bord , je donnai un morceau de drap à un d’eux, quifembioit être un chef, ôc je fis préfent aux autres dequelques bagatelles. Je m’apperçus que plufieurs de cesIndiens nous avoient déjà vus , & qu’ils connoifloientle pouvoir de nos armes à feu , car la feule infpeéliond’un canon les jetta dans un trouble qui fe manifefioitfur leur vifage : cette impreffion les empêcha de fecomporter mal-honnêtement J mais les Infulaires d’une