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3 (1774)
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149
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Capitaine Cook. 149

îes effrayer , un des Officiers de poupe qui avoit été ZZtrompé, eut recours, pour fe venger, à un expédientqui étoit à la fois cruel & comique : il prit une lignede pêche, & quand lhomme qui lavoit friponné eutapproché fa pirogue très-près du côté du vaifîeau, iljetta fon plomb avec tant dadreffe, que lhameçon fai-fit le voleur par le dos ; il tira enfuite la ligne ; maislIndien fe cramponnant fur fa pirogue, lhameçon rom-pit à la tige & la barbe refia dans la chair.

Quoique pendant le courant du 26 , nous nerangeâmes pas la côte dans une étendue de plus de fîxou huit lieues , nous eûmes cependant à bord &c auxcôtés du vaiffeau , quatre ou cinq cens Indiens , cequi prouve que cette partie de la Nouvelle Zélande efftrès-bien peuplée.

Le lendemain au matin, 27, à huit heures, nousétions à un mille dun grouppe dIfles qui gîfent au-deffous & tout près de la grande terre, 6c notre dis-tance du Cap Bret étoit de vingt-deux milles au N.O. O. -f O. Comme nous avions peu de vent, nousreliâmes environ deux heures à cet endroit , & pen-dant ce terns, plusieurs pirogues sapprochèrent denous & nous vendirent quelques poiffions que nous ap-pelions Cavalles. CeH pour cette raifon que jai donnéle même nom aux Ifles, Ces Indiens étoient très-in-folents ; ils nous faifoiçnt. fouvent des menaces, mêmelorfquils nous vendoient leur poiflon ; 6c quand denouvelles pirogues les eurent joints , ils fe mirent ànous jetter des pierres. Nous tirâmes fur eux à petitplomb, 6c lun des aflàillans fut bleffé pendant quil