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Capitaine Cook. 149
îes effrayer , un des Officiers de poupe qui avoit été ZZtrompé, eut recours, pour fe venger, à un expédientqui étoit à la fois cruel & comique : il prit une lignede pêche, & quand l’homme qui l’avoit friponné eutapproché fa pirogue très-près du côté du vaifîeau, iljetta fon plomb avec tant d’adreffe, que l’hameçon fai-fit le voleur par le dos ; il tira enfuite la ligne ; maisl’Indien fe cramponnant fur fa pirogue, l’hameçon rom-pit à la tige & la barbe refia dans la chair.
Quoique pendant le courant du 26 , nous nerangeâmes pas la côte dans une étendue de plus de fîxou huit lieues , nous eûmes cependant à bord &c auxcôtés du vaiffeau , quatre ou cinq cens Indiens , cequi prouve que cette partie de la Nouvelle Zélande efftrès-bien peuplée.
Le lendemain au matin, 27, à huit heures, nousétions à un mille d’un grouppe d’Ifles qui gîfent au-deffous & tout près de la grande terre, 6c notre dis-tance du Cap Bret étoit de vingt-deux milles au N.O. O. -f O. Comme nous avions peu de vent, nousreliâmes environ deux heures à cet endroit , & pen-dant ce terns, plusieurs pirogues s’approchèrent denous & nous vendirent quelques poiffions que nous ap-pelions Cavalles. C’eH pour cette raifon que j’ai donnéle même nom aux Ifles, Ces Indiens étoient très-in-folents ; ils nous faifoiçnt. fouvent des menaces, mêmelorfqu’ils nous vendoient leur poifl’on ; 6c quand denouvelles pirogues les eurent joints , ils fe mirent ànous jetter des pierres. Nous tirâmes fur eux à petitplomb, 6c l’un des aflàillans fut bleffé pendant qu’il