148 Voyage
terre de ce Cap eft beaucoup plus élevée qu’aucuneAnn. 1769. p arc j e de la côte adjacente. Il y a à la pointe un mon-drain élevé & rond, & au N. E. -f N., à environ unmille, on trouve une petite Me élevée, ou un rocher ,qui, ainfi que plufieurs autres que j’ai déjà décrits , étoitpercé de part en part, de manière qu’il reffembloit àl’arche d’un pont. Ce Cap, ou au moins quelque par-tie de ce canton , eft appellée Motugogogo par les Na-turels du pays, & il gît au 3^ d io' 30" de latitudeS., & au 185 d ij' de longitude O. On voit au côtéOueft une baie large & allez profonde, qui a fa di-reélion S. O. O. , & dans laquelle il fembloit y avoirplufieurs petites Mes. La pointe qui forme l’entréeN. O., eft fituée à l’O. 4 N. O. , à trois ou quatrelieues du Cap Bret , ôc je le diftinguai par le nomde Pointe Pococke. Nous apperçûmes plufieurs villa-ges au côté occidental de la baie , tant fur les Mes quefur la terre de la N lle . Zélande, & plufieurs pirogues très-grandes s’avancèrent vers nous ; elles étoient rempliesd’indiens qui avoient meilleur air que tous ceux quenous avions vus auparavant : ils étoient tous vigoureux& bienfaits ; leurs cheveux noirs étoient attachés entouffes au l'ommet de la tête, & garnis de plumes blan-ches. Dans chacune des pirogues , il y avoit deux outrois chefs, dont les vêtemens étoient de la meilleureefpèce d’étoffe, & recouverts de peau de chien , de ma-nière qu’ils préfentoient un coup-d’œil agréable. Laplupart de ces Indiens étoient marqués à’amoco commeceux qui étoient venus auparavant au côté du vaiffeaœLeur manière de commercer étoit également fraudu-leufe, & comme nous négligeâmes de les punir ou de