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Capitaine Cook. 147
du peuple que nous avions rencontré au Sud , & leurcorps & leur vifage étoient plus marqués de ces taches -Ann. 1769.noires qu’ils appellent Jîmoco. Ils avoicnt lur chaque ovfèffe une large ligne *fpirale, & les cuifîès de plufieursd’entr’eux étoient prefquentièrement noires ; il y avoitfeulement par intervalle quelques lignes blanches ,étroites; de forte qu’au premier coup d’oeil on croyoitqu’ils portoient des culottes rayées. Chaque tribu fem-bloit fuivre une coutume différente, relativement à Ya-moco , car tous les hommes de quelques-unes des pi-rogues en étoient prefqu’entièrement couverts , & ceuxdes autres en avoient à peine une tache , excepté furles lèvres qu’ils avoient tous noires fans aucune excep-tion. Ces Indiens refufèrent pendant long - te ms denous vendre aucune de leurs armes , malgré le hautprix que nous leur en offrîmes. A la fin, cependant,l’un d’eux montra un morceau de talc taillé en formede hache , & la vendit pour une pièce d’etoffe. Onlui remit l’étoffe au côté du vaifTeau , mais fur le champil gagna le large , en l’emportant ainfi que la hache. Nouseûmes recours à notre expédient ordinaire , & noustirâmes un fufil k balle par-deffus la pirogue , fur quoiil revint au vailfeau & rendit la pièce d’étoffe ; maistoutes les pirogues retournèrent a terre , fans nouspropofer aucun autre échange.
A midi, la grande terre s’étendoit du S. f S. E.,au N. O. ~ O., & une pointe remarquable nous ref-toit à l’Ouefl:, à quatre ou cinq milles de diftance.
N ous la dépaffâmes à trois heures & je lui donnai lenom de Cap Bnt , en honneur de Sir Piercy Bret. La
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