du Capitaine Cook. 143
plufieurs bons havres ; & vis-à-vis de ces Ifles , au-defîous de la côte Oueft , on en trouve d’autres où ileft également probabje qu’il y a des havres sûrs ; maisquand ces conjectures ne feroient pas véritables, il eftcertain qu’il y a un bon mouillage par-tout où il y aaffez d’eau pour qu’un vaiffeau puiffe mettre à l’an-cre , car on y eft défendu contre la mer par une chaî-ne d’Ifles de différentes grandeurs qui gifent en traversde fon embouchure , & que j’ai appellées pour celaIfles de Barrière ; elles s’étendent au N. O. & au S.E. à dix lieues. L’extrémité méridionale de cette chaîneeft fituée au N. E. à deux ou trois lieues du cap Col-ville , ôc l’extrémité N. au N. E. à quatre lieues &demie de la pointe Rodney. La Pointe Rodney gît àPO. N. O- à neuf lieues du cap Colville, au 36 d 15'de latitude S., & au 184 d 53' de longitude O.
Les Naturels du pays qui habitent les environs decette rivière, ne femblent pas être en grand nombre ,proportionnellement à la vafte étendue du pays ; maisils font forts, bienfaits & a&ifs, Sc ils fe peignent toutle corps, depuis la tête jufqu’aux pieds, avec de l’ocrerouge & de l’huile, ce que nous n’avions pas encorevu auparavant. Leurs pirogues font grandes , bienconftruites & ornées de fculptu-res d’un auffi bon goûtqu’aucune de celles que nous ayons rencontrées fur lacôte.
Nous continuâmes à longer la côte jufqu’au foir,ayant la grande terre d’un côté & les Mes de l’autre,& alors nous mouillâmes dans une baie par 14 braffesfond de fable. Nous n’eûmes pas plutôt mis à l’ancre,
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Ann. 1769.Novemb.