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3 (1774)
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142
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142, Voyage

. . appercevoir lextrémité. La terre eft allez élevée &

Ann. 1769. rem pli e Je collines fur le côté oriental de la rivière à° VCm ' lendroit elle eft large ; mais elle eft baffe fur le côtéoccidental : elle eft par-tout couverte de verdure & debois, & elle paroiffoit très-fertile, quoiquil 11y en eûtque quelques petites portions de cultivées. A lentrée dela partie étroite de la Tamife , le fol eft revêtu de palétu-viers & dautres arbriffeaux; mais plus loin on trouvedimmenfes forêts du bois dont jai déjà parlé, & quieft peut-être le plus beau quil y ait dans le monde. Enplufieurs endroits les arbres sétendent jufquau bord deleau , & ils finiffent à peu de diftance, lefpace inter-médiaire eft marécageux, comme quelques parties desrives de la Tamife en Angleterre. Il eft probable quela riviere abonde en poiflons, car nous y vîmes plu-fieurs piquets quon avoit planté, afin dy attacher desfilets pour en attraper , mais nous ne favons pas dequelle efpece ils font. Nous navons jamais trouvédans cette riviere plus de 2 G braflès, & cette profon-deur diminue par degrés jufquà une braffe & demie : àlembouchure du courant deau douce elle eft de 433brafîès, mais il y a au-devant des bancs de fables. Mal-gré ces obftacles un vaiffeau qui tireroit une médio-cre quantité deau , pourroit remonter fort loin cetteriviere avec le flot, car il sélève perpendiculairementde près de dix pieds dans les pleines & les nouvelleslunes: la marée y eft haute fur les neuf heures.

Six lieues en-dedans du Cap Colville , au - deffousde la côte orientale, il y a plufieurs petites Ifles qui,conjointement avec la grande terre., femblent former