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. . appercevoir l’extrémité. La terre eft allez élevée &
Ann. 1769. rem pli e Je collines fur le côté oriental de la rivière à° VCm ' l’endroit où elle eft large ; mais elle eft baffe fur le côtéoccidental : elle eft par-tout couverte de verdure & debois, & elle paroiffoit très-fertile, quoiqu’il 11’y en eûtque quelques petites portions de cultivées. A l’entrée dela partie étroite de la Tamife , le fol eft revêtu de palétu-viers & d’autres arbriffeaux; mais plus loin on trouved’immenfes forêts du bois dont j’ai déjà parlé, & quieft peut-être le plus beau qu’il y ait dans le monde. Enplufieurs endroits les arbres s’étendent jufqu’au bord del’eau , & où ils finiffent à peu de diftance, l’efpace inter-médiaire eft marécageux, comme quelques parties desrives de la Tamife en Angleterre. Il eft probable quela riviere abonde en poiflons, car nous y vîmes plu-fieurs piquets qu’on avoit planté, afin d’y attacher desfilets pour en attraper , mais nous ne favons pas dequelle efpece ils font. Nous n’avons jamais trouvédans cette riviere plus de 2 G braflès, & cette profon-deur diminue par degrés jufqu’à une braffe & demie : àl’embouchure du courant d’eau douce elle eft de 433brafîès, mais il y a au-devant des bancs de fables. Mal-gré ces obftacles un vaiffeau qui tireroit une médio-cre quantité d’eau , pourroit remonter fort loin cetteriviere avec le flot, car il s’élève perpendiculairementde près de dix pieds dans les pleines & les nouvelleslunes: la marée y eft haute fur les neuf heures.
Six lieues en-dedans du Cap Colville , au - deffousde la côte orientale, il y a plufieurs petites Ifles qui,conjointement avec la grande terre., femblent former