V O Y A G E
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lieue, & enfuite S. S. O. auffi loin que pouvoit s’éten-
Ann. 1769. ^re ] a vue> & outre les Ifles qui étaient en-dehors deNovemb. ■ • , ,
nous , nous pouvions appercevoir une terre dans le
S. O. jufqu’au N. O., mais nofls ne pûmes pas re-
connoître fi elle faifoit partie de la grande terre ou fi
c’étoient de petites Ifles \ cependant je réfolus de fui-
vre fa direèlion dans la crainte de perdre la côte de
la Nouvelle-Zélande. Dans cette vue je fis le tour de
la pointe, & je gouvernai au Sud \ mais, comme nous
n’avions que de petites fraîcheurs , nous fîmes peu
de chemin.
A une heure , il s’éleva de l’Eft une brife qui en-fuite fauta au N. E., & nous gouvernâmes le long dela côte S. f- S. E. < 5 c S. S. E,, la fonde rapportant de2,5 à 18 braffes.
Sur les fept heures & demie du foir , après avoircouru fept ou huit lieues depuis le midi , je mis àl’ancre par 23 braffes ; je ne voulois pas avancer plusloin dans l’obfcurité , d’autant plus qu’a nos deuxcôtés il y avoit une terre formant l’entrée d’un détroit,baie où rivière, gifant au S. i S. E.
Le 19, à la pointe du jour, le vent étant toujoursfavorable , nous appareillâmes & nous courûmes àpetites voiles vers cette ouverture, en rangeant le plusprès qu’il nous étoit poflible la côte de l’Eft. Peu deterris après deux grandes pirogues fe détachèrent de lacôte & s’avancèrent vers nous : les Indiens qu’ellesportoient à bord dirent qu’ils connoifloient très-bienToiava 3 & ils appelèrent Tupia par fon nom. J’invi-