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du Capitaine Cook. 119
beaucoup plus loin , fi le tems avoit été favorable.Elle étoit beaucoup plus large qu’à fon embouchure,& divifée en plufieurs bras par de petites Ifles plattesqui font couvertes de palétuviers , & inondées à lahaute marée. Ces palétuviers diftillent une fubftancevifqueufe qui refTemble beaucoup à la réfine. Nous enavions d’abord trouvé en petites malles fur le bord dela mer , & nous la vîmes enfuite collée aux arbres , cequi nous fit connoître d’où elle venoit. Nous débar-quâmes fur le côté oriental de la rivière , où nousapperçûmes un arbre fur lequel plufieurs oifeaux , del’efpèce des cormorans, avoient conftruir leur nid, &^en conféquence nous réfolûmes d’en dîner. Nous eû-mes bientôt tué vingt de ces oifeaux, & après les avoirrôtis fur le champ, nous en fîmes un excellent repas.Nous montâmes enfuite fur les collines , d’où nouscomptions découvrir la fource de la rivière. Les bordsde chaque côté , ainfi que les Ifles , étoient couvertsde palétuviers , & fa grève abondoit en pétoncles &autres coquillages. U y avoit en plufieurs endroits deshuîtres de rochers, & par-tout une grande quantitéd’oifeaux de rivière fauvages, & fur - tout des cormo-rans , des canards, des corlieus & des pies-dé-merdont j’ai déjà donné la defcription plus haut. Nousapperçûmes auffi du poiffon dans la rivière, maisnous ne pûmes pas découvrir de quelle efpèce il étoit.La plus grande partie du pays , fur le côté orientalde la rivière , eft flérile & deftitué de bois ; mais furle côté de l’Oueft, il préfente un meilleur afpecl, &il eft orné d’arbres en quelques endroits, quoiqu’il n’aitnulle parc une apparence de culture. A l’entrée de la ri*
An n. 1769.Novemb.