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3 (1774)
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du Capitaine Cook. 8y

fur leurs perfonnes que les Otahitiens , parce que la -- JU - JL - r;f

froideur du climat ne leur permet pas de fe baigner aufii A ^ N - 1 ^ 9 -, , ,* i r ( Octobre,

fouvent ; mais nous avons remarque qu ils les iurpal-

foient en un point, djnt il ny a peut-être pas dexem-ple dans aucune autre nation dindiens. Chaque mai-fon ou hameau , de trois ou quatre habitations, avoirdes lieux privés, de forte quon ne voyoit point dor-dures fur la terre; les relies de leurs repas, la litiere& les autres ordures étoient aufii miles en tas de fu-mier , régulièrement difpofés, dont ils fe fervent pro-bablement comme dengrais.

Ils étoient alors plus avancés fur cet article depolice , quune des nations les plus confidérablesde lEurope ; car , daprès un témoignage digne defoi , je fais que jufquen 1760 il ny avoit point delieux privés à Madrid , la Capitale de lEfpagne , quoi-que cette Ville fût abondamment fournie deau. Avantcette époque tous les habitans étoient dans lufage dejetter la nuit, de leurs fenêtres dans la rue , leursordures , quun certain nombre dhommes étoient char-gés de tranfporter de lextrémité fupérieure à la partiebafl'e de la Ville , elles reftoient jufquà ce quellesfuffent feches , & alors elles étoient chargées fur desvoitures & dépofées hors des portes. Sa Majefté Ca-tholique , a&uellement régnante , ayant réfolu da-bolir un ufage fi honteux , ordonna par un édit quechaque propriétaire de maifon bâtiroit des lieux pri-vés, & quon feroit des cloaques, des égouts, & descanaux , entretenus aux frais du public. Les Efpa-gnols, quoiquaccoutumés depuis long-tems à un gou-