du Capitaine Cook. 8y
fur leurs perfonnes que les Otahitiens , parce que la — -- JU - JL - r;f
froideur du climat ne leur permet pas de fe baigner aufii A ^ N - 1 ^ 9 -, , ,*• i r (• Octobre,
fouvent ; mais nous avons remarque qu ils les iurpal-
foient en un point, djnt il n’y a peut-être pas d’exem-ple dans aucune autre nation d’indiens. Chaque mai-fon ou hameau , de trois ou quatre habitations, avoirdes lieux privés, de forte qu’on ne voyoit point d’or-dures fur la terre; les relies de leurs repas, la litiere& les autres ordures étoient aufii miles en tas de fu-mier , régulièrement difpofés, dont ils fe fervent pro-bablement comme d’engrais.
Ils étoient alors plus avancés fur cet article depolice , qu’une des nations les plus confidérablesde l’Europe ; car , d’après un témoignage digne defoi , je fais que jufqu’en 1760 il n’y avoit point delieux privés à Madrid , la Capitale de l’Efpagne , quoi-que cette Ville fût abondamment fournie d’eau. Avantcette époque tous les habitans étoient dans l’ufage dejetter la nuit, de leurs fenêtres dans la rue , leursordures , qu’un certain nombre d’hommes étoient char-gés de tranfporter de l’extrémité fupérieure à la partiebafl'e de la Ville , où elles reftoient jufqu’à ce qu’ellesfuffent feches , & alors elles étoient chargées fur desvoitures & dépofées hors des portes. Sa Majefté Ca-tholique , a&uellement régnante , ayant réfolu d’a-bolir un ufage fi honteux , ordonna par un édit quechaque propriétaire de maifon bâtiroit des lieux pri-vés, & qu’on feroit des cloaques, des égouts, & descanaux , entretenus aux frais du public. Les Efpa-gnols, quoiqu’accoutumés depuis long-tems à un gou-