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j es ^ Co j ent; placées dans de petits creux, à-peu-prèsb^ 9 ' comme en Angleterre. L’étendue de ces plantations0 re ' varioit depuis un acre jufqu’à dix ; en les raffemblanttoutes , il paroiffoit y avoir *150 à 200 acres deterrein cultivé dans toute la baie , quoique nous n’yayons jamais vu cent Indiens. Chaque diftrict étoicenvironné d’une haie composée ordinairement de ro-feaux, qui étoient entrelafles les uns fi près des autresqu’une fouris auroit à peine pu palier à travers.
Les femmes fe peignent le vifage avec de l’ocrerouge & de l’huile, qui, étant ordinairement fur leursjoues & leur front, dans un étar d’humidité, fe com-munique aifément à ceux qui jugent à propos de lesembraffer ; les nés de plufieurs de nos gens démon-troient d’une manière évidente qu’elles n’avoient pointd’averfion pour cette familiarité. Elles font aufli co-quettes que nos dames d’Europe les plus à la mode ,& les jeunes filles aufli folâtres que des poulainsqu’on n’a pas encore dreffés : elles portoient toutes unjupon , au-deffous duquel il y avoit une ceinture faitede tiges d’herbes bien parfumées , à laquelle étoitattachée une petite touffe de feuilles de quelque planteodoriférante , qui fervoit de dernier retranchement àleur modeftie. Les vifages des hommes n’étoient paspeints aufli généralement ; cependant nous en vîmesun dont tout le corps & même les vêtemens avoientété frottés d’ocre fec , & il en tcnoit toujours à lamain un morceau , avec lequel il renouvelloit à cha-que inflaut cette parure , dans les endroits où il fuppo-foit qu’il y en manquoit. Ils ne font pas aufii propres