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3 (1774)
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84
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84 Voyage

j es ^ Co j ent; placées dans de petits creux, à-peu-prèsb^ 9 ' comme en Angleterre. Létendue de ces plantations0 re ' varioit depuis un acre jufquà dix ; en les raffemblanttoutes , il paroiffoit y avoir *150 à 200 acres deterrein cultivé dans toute la baie , quoique nous nyayons jamais vu cent Indiens. Chaque diftrict étoicenvironné dune haie composée ordinairement de ro-feaux, qui étoient entrelafles les uns fi près des autresquune fouris auroit à peine pu palier à travers.

Les femmes fe peignent le vifage avec de locrerouge & de lhuile, qui, étant ordinairement fur leursjoues & leur front, dans un étar dhumidité, fe com-munique aifément à ceux qui jugent à propos de lesembraffer ; les nés de plufieurs de nos gens démon-troient dune manière évidente quelles navoient pointdaverfion pour cette familiarité. Elles font aufli co-quettes que nos dames dEurope les plus à la mode ,& les jeunes filles aufli folâtres que des poulainsquon na pas encore dreffés : elles portoient toutes unjupon , au-deffous duquel il y avoit une ceinture faitede tiges dherbes bien parfumées , à laquelle étoitattachée une petite touffe de feuilles de quelque planteodoriférante , qui fervoit de dernier retranchement àleur modeftie. Les vifages des hommes nétoient paspeints aufli généralement ; cependant nous en vîmesun dont tout le corps & même les vêtemens avoientété frottés docre fec , & il en tcnoit toujours à lamain un morceau , avec lequel il renouvelloit à cha-que inflaut cette parure , dans les endroits il fuppo-foit quil y en manquoit. Ils ne font pas aufii propres