du Capitaine Cook. 67
latid, ainfi que fur la côte de la Nouvelle-Zélande,les Naturels du pays rafïemblés en grand nombre; ^ NN -nous diitinguames aulù plulieurs terreins cultives ,quelques-uns fembloit?nt avoir été fraîchement retour-nés & mis en filions comme une terre labourée ; d’au-tres étoient couverts de plantes à différens degrés devégétation. Nous apperçûmes en deux endroits , furîe fommet des collines , des paliflades élevéts , fem-blables à celles que nous avions vues fur la péninlule,à la pointe N. E. de la baie de Pauvreté. Commeelles étoient rangées en ligne, fans enclore aucun ef-pace , nous ne pûmes pas deviner leur ufage , & nousfuppofâmes qu’elles pouvoient bien être l’ouvrage dela fuperftition.
Sur le midi nous vîmes paroître une autre piro-gue, montée par quatre hommes; elle s’approcha àenviron un quart de mille de nous , & les Indiensqu’elle avoit à bord nous parurent faire diverfescérémonies. L’un d’eux qui étoit fur l’avant , fembloitquelquefois demander & offrir la paix, & d'autres foismenacer de la guerre en agitant une arme qu’il tenoita la main ; en d’autres infians il fe mettoic à danferou à chanter. Tupia lui parla beaucoup , mais il neput pas lui perfuader de venir fur notre bâtiment.
Entre une & deux heures, nous découvrîmes kl’Oiieft: de Portland , une terre qui fe prolongeoit auSud tant que la vue pouvoit s’étendre, & le vaifî'eautournant autour de l’extrémité Sud de fille , tombatout-à-coup fur un bas fond inégal & raboteux. Il eftvrai que nous avions toujours 7 braffes d’eau ou davan-
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