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Voyage
^ co j c tr0 p j 0 j n pour atteindre au lieu où ils étoientAnn. 1769. avec j e ca non j nous aimâmes mieux nous rembarquerOctobre. ^ ue jg nous en g a g er dans une nouvelle querelle, quiaurait coûté encore la vie à plusieurs de ces Indiens.Nous nous avançâmes donc au - devant de la pinafîequi revenoit alors vers nous ; un de nos jeunes In-diens fe mit à crier tout - à - coup que fon oncleétoit un de ceux qui marchoient vers nous , & qu’ildefiroit d’avoir une entrevue avec nous ; nous yconfentîmes, & bientôt il s’établit une conférence en-tre ces Indiens & Tupia; pendant ce tems-là nos jeu-nes prifonniers leur montroient tous les préfens quenous leur avions faits , comme des gages de notre li-béralité & de nos bonnes difpofitions ; mais ce futenvain qu’ils s’invitèrent mutuellement à palier la ri-vière à la nage, aucun des.Indiens ni des trois jeunesgens ne voulut s’y hafarder.
Le corps de celui qui avoit été tué la veille , étoitrelié expofé fur le rivage ; nos jeunes Indiens le voyantallez près de nous , y allèrent & le couvrirent dequelques-uns des vêtemens que nous leur avions don-nés; <Sc bientôt après un homme feul & défarmé, quife trouva être l’oncle de Maragovete , vint à la nagede notre côté , tenant à la main une branche verte,que nous regardâmes comme un fymbole de paix.Nous reçûmes ce rameau des mains de Tupia , à quiil le remit ; nous lui fîmes plulieurs prélens ; nousl’invitâmes auffi à venir à bord du vailfeau , mais ille refufa , & nous nous éloignâmes. Nous croyionsque fon neveu & fes deux camarades refleroienc avec