du Capitaine Cook.
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parti de regagner les bateaux le plus vite que nouspourrions. A peine nous étions-nous mis en marche , ^oa^bre 9 'que les trois jeunes Indiens fortirent brufquement dequelques brouffailles ^»ii ils s’étoient cachés, & vinrentréclamer notre protection : nous les reçûmes volon-tiers , & nous marchâmes en diligence vers nos ba-teaux.
Les Indiens étoient partagés en deux corps: l’unmarchoit le long de la hauteur que nos foldats de ma-rine avoient quittée, l’autre tournoit le marais, de ma-nière que nous ne pouvions pas l’appercevoir. Lorf-qu’ils virent que nous nous étions formés en un feulcorps, ils ralentirent leur marche , mais en nous fui-vant toujours d’un aflez bon pas : ce fut une circonf-tance aufli heureufe pour nous que pour eux : car ,lorfque nous fûmes arrivés fur le bord de la rivière ,où nous efpérions trouver les bateaux qui dévoientnous tranfporter vers les coupeurs de bois, nous vîmesla pinaffe à un mille /âu moins de fa ftation , parcequ’elle avoir été ramaffer un oifeau qu’un Officier avoictué du rivage de forte que le petit canot fut obligéde faire trois voyages pour nous tranfporter fuccelli-vement de l’autre côté. Dès que nous fûmes tous raf-femblés, les Indiens arrivèrent à l’autre bord, non encorps comme nous nous y attendions, mais par pelo-tons de deux ou trois ; ils étoient tous armés , & entrès-peu de tems ils fe trouvèrent au nombre de deuxcens. Comme nous ne pouvions efpérer de faire au-cune paix avec eux, puilque la crainte de notre mouf-queterie ne leur en impofoit pas & que le vaiffeauZ ome III. H