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3 (1774)
Entstehung
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56
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$(Ç Voyage

!le champ , & ils nous prièrent avec les plus grandes'b'^ n ^- ances nc P as ^ es defcendre en cet endroit, parceque cétoit , nous dirent-ils , lhabitation de leurs en-nemis, qui les tueroient & les m?ngeroient : ce contre-tems membarraffa beaucoup ; javois efpéré que leretour ôc les récits de ces jeunes Indiens nous procu-reroient un accueil favorable de la part de leurs com-pagnons. Javois déjà envoyé à terre un Officier avecles foldats de marine & un certain nombre de mate-lots pour couper du bois , & jétois déterminé à dé-barquer près du même endroit. Mon intention nétoitpas dabandonner les jeunes Indiens fur la côte, silsavoient envie de refier avec nous , mais denvoyer leloir au bateau avec eux vers cette partie de la baiequils nous montroient comme étant leur habitation.

M. Banks ? le Doéleur Solander & Tupia étoientavec moi ; lorfque nous eûmes débarqué & traverfé larivière , nos Indiens montrèrent dabord de la répu-gnance à nous quitter; mais changeant tout-à-coup defentiment, ils prirent enfin congé de nous , non fansavoir lair de faire quelques efforts & fans répandredes larmes. Lorfquils furent partis , nous marchâmesle long dun marais dans le deffein de tuer quelquescanards, dont il y avoit un nombre prodigieux ; qua-tre foldats de marine étoient en face de nous furune élévation qui dominoit le pays. Lorfque nouseûmes fait environ un mille, nos foldats nous appellè-rent, & nous dirent quils appercevoient un corps con-fidérabîe dindiens marchant à grands pas vers nous.A cette nouvelle nous nous raffemblâmes ôc prîmes le

parti