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!le champ , & ils nous prièrent avec les plus grandes'b'^ n ^- ances nc P as ^ es defcendre en cet endroit, parceque c’étoit , nous dirent-ils , l’habitation de leurs en-nemis, qui les tueroient & les m?ngeroient : ce contre-tems m’embarraffa beaucoup ; j’avois efpéré que leretour ôc les récits de ces jeunes Indiens nous procu-reroient un accueil favorable de la part de leurs com-pagnons. J’avois déjà envoyé à terre un Officier avecles foldats de marine & un certain nombre de mate-lots pour couper du bois , & j’étois déterminé à dé-barquer près du même endroit. Mon intention n’étoitpas d’abandonner les jeunes Indiens fur la côte, s’ilsavoient envie de refier avec nous , mais d’envoyer leloir au bateau avec eux vers cette partie de la baiequ’ils nous montroient comme étant leur habitation.
M. Banks ? le Doéleur Solander & Tupia étoientavec moi ; lorfque nous eûmes débarqué & traverfé larivière , nos Indiens montrèrent d’abord de la répu-gnance à nous quitter; mais changeant tout-à-coup defentiment, ils prirent enfin congé de nous , non fansavoir l’air de faire quelques efforts & fans répandredes larmes. Lorfqu’ils furent partis , nous marchâmesle long d’un marais dans le deffein de tuer quelquescanards, dont il y avoit un nombre prodigieux ; qua-tre foldats de marine étoient en face de nous furune élévation qui dominoit le pays. Lorfque nouseûmes fait environ un mille, nos foldats nous appellè-rent, & nous dirent qu’ils appercevoient un corps con-fidérabîe d’indiens marchant à grands pas vers nous.A cette nouvelle nous nous raffemblâmes ôc prîmes le
parti