du Capitaine Cook. 55
vent & très-haut. Tupia qui étoit près d’eux pour lesobferver, fe leva & fur fi bien les confoler & les en-courager, qu’il leur rendit non-feulement la tranquil-lité, mais même la gaité ; au point qu’ils fe mirent àchanter une chanfon avec un goût qui nous fur prit :l’air en étoit lent & grave comme ceux de nos pfcau-mes, & contenoit plufieurs femi-tons.
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Ann 17^9.Oftobre.
Ces jeunes Indiens avoient une phyfionomiepleine d’intelligence & d’expreflion ; le fécond , quiparoifToit avoir environ quinze ans , avoit un air fiouvert & des manières fi aifées , qu’il étoit impofhblede n’en être pas frappé. Nous apprîmes que les deuxplus âgés étoient freres , que leurs noms étoient Eaa-hourange & Koikerange, & que le plus jeune s'appel-ait Maragovctc.
En retournant au vaiffeau, après avoir pris ces jeu-nes gens dans le bateau, nous trouvâmes un très-grosmorceau de pierre-ponce qui flottoit fur l’eau ; indica-tion certaine qu’il y a ou qu’il y a eu un volcan dansle voifinage.
Le 10 au matin, nos prifonniers nous parurent très-joyeux, & firent encore un énorme repas; après quoinous les habillâmes, & les parâmes de bracelets & decolliers à leur manière. Je fis mettre enfuite dehors lebateau , & on leur dit que nous allions les mener àterre : cette nouvelle leur caufa un tranfport de joie ;mais lorfqu’ils s’apperçurent que nous dirigions notreroute vers l’endroit où nous avions débarqué d’abordprès de la rivière , leur phyfionomie s’obl'curcit fur
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