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du Capitaine Cook. 51
lorfqu’ils furent h terre, que deux ou trois d’entr’euxétoient blefîes. Ils fe retirèrent lentement en remon-tant le pays, & nous nous rembarquâmes dans nosbateaux. »
Ann. 1769.Octobre.
Après nous être allurés, par une fâcheufe expé-rience , qu’il n’y avoit rien à faire avec les Indiensque nous avions vus en cet endroit j ayant trouvéd’ailleurs que l’eau de la rivière étoit falée , je prisle parti de ranger le fond de la baie avec les bateauxpour chercher de l’eau douce, & pour tâcher de fur-prendre quelques-uns des habitans , dans l’efpérancede gagner leur amitié à force de préfens & de bonstraitemens , & d’établir, parleur médiation, une cor-refpondance amicale avec leurs compagnons.
Malheureusement je ne trouvai aucun endroitoù je pufl'e débarquer , une houle forte ôt dangereufebattant par-tout fur la côte ; mais j’apperçus deux pi-rogues venant du large, dont l’une avoit une voile &l’autre alloit à rames. Je crus avoir trouvé une occafionfavorable pour me rendre maître de quelques-uns deces Indiens fans leur faire de mal , attendu que ceuxqui étoient dans la pirogue étoient probablement despêcheurs fans armes, & que j’avois trois bateaux rem-plis de monde. Je difpolài les bateaux de la manièrela plus propre à intercepter les pirogues dans leurroute vers la côte ; mais les Indiens qui alloient à ra-mes nous apperçurent bientôt , & fe mirent h ramerde toutes leurs forces vers la côte la plus prochaine ; deforte qu’ils nous échappèrent. L’autre pirogue vint avecfa voile jufqu’au milieu de nous , fans dillinguer qui
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