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Ann. 17%.Octobre.
4 6 Voyage
nous avons parlé, & qui paroifîoient être fort avan-cées dans l’intérieur.
Le foir j’allai à terre avec MM. Banks & Solanderdans la pinafle & l’efquif, montés par un détachementde l’équipage. Nous débarquâmes en face du vaifleau,fur le côté oriental de la rivière, qui avoit en cet en-droit environ quarante verges de large ; mais commej’apperçus fur la rive occidentale plufieurs habitansà qui je voulois parler , & la rivière n’étant pasguéable , nous la paflâmes dans l’efquif en lailfant lapinafle à l’entrée. Lorfque nous approchâmes à l’en-droit où les Naturels du pays étoient aflemblés , ilss’enfuirent tous : cela ne nous empêcha pas de defeen-dre à terre, & après avoir lailfé l’efquif a la garde dequatre moufles, nous marchâmes vers des huttes quiétoient à environ deux ou trois cents verges du bordde la rivière. Dès que nous fûmes à quelque diftancedu bateau , quatre hommes armés de longues lancesfortirent des bois & coururent vers l’efquif, qu’ils au-roient certainement enlevé, fl ceux de nos gens quiétoient reftés dans la pinafle ne les euflent découverts& n’euflènt crié aux moufles de fe laifler aller aucourant, ce que ceux-ci firent fur le champ ; maiscomme ils étoient pourfuivis de près par leurs quatreennemis, le maître de la pinafle qui avoit l’infpeêliondes bateaux , tira un coup de fulil par-deflus la têtede ces Indiens , qui s’arrêtèrent alors en regardant au-tour d’eux; mais dans quelques minutes ils recom-mencèrent leur pourfuite en agitant leurs lances d’unemanière menaçante. Le maître de la pinafle tira un