du Capitaine Cook. 45
pointe du jour du lendemain , où nous nous trouvâmesfous le vent de la baie , le vent étant au Nord. Nousremarquâmes alors que les collines étoient couvertes debois, & qu’il y avoit dans les vallées de très-gros ar-bres. A midi nous voulûmes entrer dans la baie parla pointe qui efl: au S. E. ; mais n’ayant pas pu ladoubler, nous virâmes de bord & reprîmes le large.Nous apperçumes plufieurs pirogues qui fe tenoienten travers de la baie , & qui bientôt gagnèrent lerivage fans paroître faire aucune attention au vaif-feau. Nous découvrîmes auffi quelques maifons ,petites, mais propres’, & près d’une de ces maifons,un grand nombre d’habitans raffemblés qui étoient affisfur la grève , ôc qui étoient, à ce que nous crûmes,les mêmes que nous avions vus dans les pirogues. Surune petite péninfule lituée à la pointe N. E. , nousapperçumes diftinélement une palilfade haute & régu-lière qui entouroit tout le fommet d’une colline, Ôt quifut aulli le fujet de beaucoup de raifonnemens & defpéculations •: les uns jugeoient que c’étoit un parc dedains, & les autres un enclos pour des bœufs & desmoutons.
Ann. 1769.Octobre.
Vers les quatre heures après-midi nous jettâmesl’ancre fur le côté N. O. de la baie, au-devant de l’entréed’une petite rivière , & à environ une demi-lieue dela côte, ayant 10 brafî’es d’eau fur un bon fond defable. Les côtés de la baie font formés de roches blan-ches fort hautes. Le milieu cil: une terre brune avecdes colines, s’élevant par degrés les unes derrière lesautres, & fe terminant â la chaîne de montagnes dont