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du Capitaine Cook. 35"
grand bonnet fait de queues d’oifeau-du-tropique, &fon corps étoit couvert d’une étoffe rayée en jaune ,rouge & brun. Cet Indien danfa , .mais avec plus delégéreté & d’adrefle que le premier ; nos gens voyantfa foupleffe & fon habillement, lui donnèrent le nomd’Arlequin. Un homme plus âgé &. plus grave s’avançabientôt fur la côte , & s’adreffant aux Angîois dubateau, il leur demanda qui ils étoient & d’où ils ve-noient. Tupia qui entendoit le langage de ces Infu-laires, répondit que nous venions d 'Otaliiti les trois
Indiens marchèrent alors paifiblement le long du ri-vage, jufqu’à un banc de rochers, fur lequel un petitnombre de leurs compatriotes étoient raffemblés : ils"s’y arrêtèrent, & , après avoir conféré quelques minu-tes entr’eux, ils fe mirent tous à prier d’une voix très-forte - , Tupiaqui répondoit, perfxfta toujours à dire qu’ilsn’étoient pas nos amis. Quand leur prière, ou commeils l’appellent leur poorah fut fini, nos gens entrèrenten conférence avec eux, & leur annoncèrent que s’ilsvouloient mettre bas les lances & les maflùes , dontquelques-uns étoient armés, nous irions à terre &achèterions tout ce qu’ils voudroient nous apporter.Ils y confentirent pourvu que nous n,uittaffions nosfufils : quelq-ue équitable que paroiflè cette condition,nous ne pûmes pas y foufcrire, & les deux partis n’au-roient point été égaux, puifqu’ils nous furpaffoient debeaucoup en nombre. La négociation fembla finir ici,mais bientôt ils fe hafardèrent à aller plus près du ba-teau, & enfin ils en approchèrent allez pour faire deséchanges. Us vendirent tranquillement une petite
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Ann. 1769.Août.