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Ann. 1769.Août.
36 Voyage
quantité de leurs étoffes & quelques-unes de leurs ar-mes ; ils dirent que fi nous voulions avoir des provi-ens , il falloir paflèr à travers d’un canal étroit &débarquera terre; nos gens du.bateau examinant tou-tes les circonftances ne crurent pas qu’il fût prudentde former cette entreprife ; ils quittèrent donc les In-diens & s’en revinrent.
Le vaifTeau & le bateau avoient fait alors le tourde l’Ifle ; nous ne trouvâmes ni havre ni mouillage ,& connoiffant d’ailleurs que ce peuple étoit difpofé ànous attaquer , il étoit impoflible de débarquer fansrépandre du fang; je réfolus de ne point aller à terre,puifque je n’avois aucun motif qui pût me juflifler decourir un ftmblable rifque.
La baie dans laquelle entra le bateau eft fituée furle côté occidental de l’Ifle , le fond étoit de roches ,mais l’eau étoit fi claire, qu’on voyoit dans la mer 323braffes de profondeur , c’eft-à-dire , à cent cinquantepieds.
Cette Ifle gît au 22 d 27" de latitude S. , & au150 e1 47' de longitude O. du méridien de Greenwich.Elle a treize milles de circonférence ; elle eft plutôtélevée que baffe , mais elle n’eft ni peuplée ni fertileen proportion des autres que nous avons vues dansces mers : il nous parut que l’arbre appellé par lesNaturels du pays Etoa , &c dont ils font leurs armes ,eft la principale produéiion du pays ; nous en vî-mes plufieurs plantations fur la côte qui n’eft pas