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légère, car il regagna la pirogue & nous parut aufîi
Ann. 1769. a< 4if & aufli vigoureux que les aut,res : immédiate-Aout. , , . A
ment apres, la pirogue retourna vers la cote ou il y
avoit plus de deux cents Indiens affemblés. Le bateaunavigua aufli de ce côté ; mais il trouva que la terreétoit environnée par tout d’un banc de fable fur lequella mer brifoit avec de fortes lames. L’Officier crutdevoir aller en avant le long de la côte , & cher-cher un meilleur endroit de débarquement. Sur cesentrefaites nos gens virent la pirogue aborder à terre ,& les Naturels du pays l’entourer en foule pour s’in-former des particularités de l’entreprife. Bientôt aprèsun feul homme courut le long du rivage , armé de falance, & lorfqu’il fut vis-à-vis du bateau il fe mit àdanfer, à agiter fon arme, & pouffier des cris d’un tonde voix perçant ; Tupia dit que c’étoit un appel aucombat. Le bateau continua à côtoyer le rivage , &le champion le fuivit en répétant de la voix & desgeftes fon cartel de défi. L’Officier n’ayant point trouvéde meilleur endroit de débarquement que celui où lapirogue avoit mis à terre, il retourna fur fes pas dansle deffein d’y aborder; il efpéroit que fi ce projet étoitimpraticable , les Infulaires viendroient conférer aveclui fur le banc de fable ou dans leur pirogue, & qu’ilpourroit conclure avec eux un traité de paix.
Comme le bateau ramoit lentement le long de lacôte , un autre champion s’avança fur le rivage , &répéta le même défi , en agitant fa lance. Sa figureetoit plus formidable que celle de l’autre, il portoit un