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Ann. 1769.Août.
32. Voyage
: Lorsque le bateau s’approcha de terre, nos Mef-
fieurs remarquèrent que les naturels du pays étoientarmés de grandes lances. Comme ils ne vouloient dé-barquer qu’après avoir doublé une pointe qu’ils avoientdevant eux h peu de didance, ils fe tinrent le long dela côte , & les Indiens jugèrent probablement qu’ilsleur avoient fait peur. Ils étoient alors radèmblés aunombre d’environ foixante ; ils s’adirent tous fur lerivage, excepté deux qui furent envoyés en avant pourobfervçr les mouvemens des étrangers du bateau. Cesdeux émidaires marchèrent quelque-tems vis-à-vis dela pinad'e , enfin ils fautèrent dans l’eau & nagèrentvers elle, mais elle les eut bientôt laides par derrière.Deux nouveaux Indiens arrivèrent à la nage & entre-prirent d’aborder de la même manière , fans pouvoiren venir à bout ; un cinquième Infulaire fe mit à cou-rir feul fur la côte, & ayant gagné beaucoup de che-min fur le bateau avant de fauter dans l’eau, il l’attei-gnit facilement. M. Banks , penfant que c’étoit une oc-cafion favorable de gagner la confiance & l’amitié dece peuple qui nous regardoit comme fes ennemis ,prelfa inutilement M. Gore de le prendre à bord ; ilfut donc laide derrière comme les autres j ainfi qu’unflxième qui voulut encore fuivre fes compatriotes à lanage,
Lorsque le bateau eut doublé la pointe, nos genss’apperçurent que les nageurs avoient abandonné leurentreprife. Us rentrèrent dans une grande baie , aufond de laquelle ils découvrirent une autre trouped’Jndiens f armés de grandes lances comme les pre-miers