du Capitaine Cook. ï y
tant rares, & le canton où nous en vîmes n’eft ni fi peu-plé j ni auffi riche en productions qu ’Otahiti ou mêmequ’ Huaheine. On peut encore y faire de l’eau & dubois, mais il eft difficile d’arriver à l’aiguade.
Nous n’avions jufqu’alors reçu aucune attaque desfarouches habitans de Bolabola , que , malgré lescraintes de Tupia, nous étions réfolus de vifiter. Surles quatre heures de l’après-midi du , nous étions àune lieue d’Otaha , qui nous reftoit au N. 77 O. ; ily a deux Mots appellés Toahoutu & TVIiennuaia , auNord & fur la côte orientale de l’extrémité Sud decette Me. Tupia nous dit qu’entre ces deux Mots ontrouve un canal qui conduit dans un très-bon havre,fitué en dedans du récif, & les apparences confir-moient fon rapport.
Comme je découvris ce large canal entre Otaha &Bolabola , je me décidai à prendre cette entrée , plu-tôt que de courir au Nord de toutes lès Mes , maisnous avions le vent debout, & je ne fis point dechemin.
»
Le 26 , entre cinq & fix heures du foir , commeje gouvernois au Nord , je découvris une petite Mebaffe qui gît N. i N. O., ou N. N. O. à^quayre oucinq lieues de Bolabola. Tupia nous dit qu’elle s’ap-pelloit Tubai y qu’elle ne produit que des noix de co-cos ; que trois familles forment tous les habitans , &que les Inlulaires des Mes vojfines vont la vifiterquelquefois pour pêcher du pqifîon fuivla côte, où ilfe trouve en 'grande abondance.
Ann. 1769.Juillet.
Toahoutu.
Whennuaia.
Tulaï•
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