Ann 1769.Juillet.
Oatara.
Opururu.
Tamou.
14 Voyage
de fable annoncé fût au-defl'ous de fa quille, il falloitcependant ou que le maître fe fût trempé , ou que lebâtiment longeât les bords de quelques rochers de co-rail , dont plufieurs dans le voif nage de ces Ifles fontauflî efcarpés que des murailles.
Cette baie eft appellée par les Naturels du paysOopoa , & prife dans toute Ion étendue , elle pour-roit contenir la plus nombreufe flotte ; elle comprendprefque toute la longueur du côté oriental de ilfle,& elle eft à l’abri de la mer par un récif de rochers decorail. L’ouverture la plus méridionale de ce récif, oule canal du havre par où nous entrâmes, a un peuplus d’une encablure de largeur ; elle gît à la hauteurde la pointe la plus orientale de l’Ifle : il eft facile dela reconnoître , au moyen d’une autre petite Ifle , cou-verte de bois, appellée Oatara par les Infulaires , &fituée un peu au S. E. du canal. A trois ou quatremilles au N. O. de cette Ifle , on trouve deux autresIflots , appellés Opururu & Tamou , qui font dans lamême dire&ion que le récif dont ils font partie. L’au-tre canal du havre , par lequel je débouchai , & qui aplus d’un quart de mille de large , fe rencontre entreces Iflots. Il y a d’autres petites Ifles plus au N. O.,& l’on m’a dit qu’on trouvoit près de celles-ci unetroiftème entrée dans le havre ; mais je ne fais ce laieque par oui-dire.
Les fruits du plane, les noix de coco, les igna-mes , les cochons & les volailles , font les principauxrafraîchiflemens qu’on peut fe procurer dans cette par-tie de l’Ifle : les cochons & les volailles y font pour-