du Capitaine Cook. 13
Solander continuèrent leur promenade le long de lacôte ; & ils apperçurent bientôt un autre Ewharrc-no -Eatua , & une elpèce de figuier pareil à celui que M.Gréen avoit vu à Oiahiti , & dont le tronc ou plutôtl’aflemblage des racines avoit quarante-deux pas decirconférence.
Ann. 1769Juillet.
Le xi , après avoir dépêché le maître dans la gran-de chaloupe, pour examiner la côte de la partie mé-ridionale de l’Ifle, & un des contre-maîtres dans l'ef-quif, pour fonder le havre où le vaifîeau étoit à l’an-cre , je m’embarquai dans la pinafî'e , afin de leverle plan de la partie de l’Ifle qui efi: au Nord. M.Banks & nos Officiers allèrent encore à terre , com-mercèrent avec les Infulaires , & examinèrent les pro-ductions & les curiofités du pays ; ils n’obfervèrentpourtant rien de remarquable , fi l’on en excepte quel-ques mâchoires humaines, qui les convainquirent alorsque Tupia avoit dit la vérité.
Comme nous eûmes le 21 & le 23 des vents forts& un tems brumeux, je crus qu’il étoit dangereux demettre en mer j mais , quoique le vent fût toujours va-riable le 24, j’appareillai en gouvernant au Nord del’intérieur du récif, pour tenter de déboucher par uneouverture plus large que celle qui m’avoit fervi d’en-trée. Je me trouvai bientôt dans le danger le plus pro-chain de brifer fur les rochers : le maître, à qui j’avoisordonné de fonder continuellement, me cria tout-à-coup , » deux brafles. » Cet avis m’allarma : quoi-que le vaifleau tirât au moins quatorze pieds d’eau ,&: qu’il fût par conféquent impoffible que le banc