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3 (1861)
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10 lart chrétien.

parlant de celles que le Florentin Stefano, lundes meilleurs élèves de Giotto, y avait commen-cées une dizaine dannées après lui, mais quela maladie lavait empêché dachever(i). La géné-ration de peintres qui vint immédiatement aprèseux ne parait avoir marché que de très-loin surleurs traces, si lon en juge par les ouvrages decet Andreino dEdesia, le plus célébré, ou plutôtle moins obscur dentre eux, et dont il ne resteplus que quelques fresques à Pavie, depuis qu ona effacé celles de la sacristie de Saint-Thomas, àMilan.

On en pourrait dire autant des sculpteurs quisuccédèrent à Jean Balducci, si lon se contentaitdétudier leurs ouvrages dans léglise de Saint-Eustorge, dont le patronage de la famille Viscontilit un véritable musée de sculpture. Celle qui re-présente lAdoration des rois mages, et qui est or-dinairement attribuée à un élève de Jean Balducci,ne mérite assurément pas léloge quen a fait Ci-cognara, qui va jusquà la préférer au chef-dœu-vre du maître, au tombeau de saint Pierre-Mar-

(1; Un manuscrit précieux, conservé dans la bibliothèque ducomte Arcliinta, à Milan, el dédié à Bruzio Visconti, qui mouruten exil en 1356, contient quelques miniatures que leur style etle rapprochement des dates me font attribuer à Giotto ou àquelquun de ses disciples immédiats. Cest une série de figuresallégoriques dont une surtout, assise sur un trône, le sceptre à lamain, ne peut être que louvrage dun grand maître.