10 l’art chrétien.
parlant de celles que le Florentin Stefano, l’undes meilleurs élèves de Giotto, y avait commen-cées une dizaine d’années après lui, mais quela maladie l’avait empêché d’achever(i). La géné-ration de peintres qui vint immédiatement aprèseux ne parait avoir marché que de très-loin surleurs traces, si l’on en juge par les ouvrages decet Andreino d’Edesia, le plus célébré, ou plutôtle moins obscur d’entre eux, et dont il ne resteplus que quelques fresques à Pavie, depuis qu ona effacé celles de la sacristie de Saint-Thomas, àMilan.
On en pourrait dire autant des sculpteurs quisuccédèrent à Jean Balducci, si l’on se contentaitd’étudier leurs ouvrages dans l’église de Saint-Eustorge, dont le patronage de la famille Viscontilit un véritable musée de sculpture. Celle qui re-présente l’Adoration des rois mages, et qui est or-dinairement attribuée à un élève de Jean Balducci,ne mérite assurément pas l’éloge qu’en a fait Ci-cognara, qui va jusqu’à la préférer au chef-d’œu-vre du maître, au tombeau de saint Pierre-Mar-
(1; Un manuscrit précieux, conservé dans la bibliothèque ducomte Arcliinta, à Milan, el dédié à Bruzio Visconti, qui mouruten exil en 1356, contient quelques miniatures que leur style etle rapprochement des dates me font attribuer à Giotto ou àquelqu’un de ses disciples immédiats. C’est une série de figuresallégoriques dont une surtout, assise sur un trône, le sceptre à lamain, ne peut être que l’ouvrage d’un grand maître.