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2 (1861)
Entstehung
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349
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ÉCOLE MYSTIQUE. 349

Quoi qu’il en soit, on y trouve, à un plus haut de-gré que dans celui de Paris, l’œuvre du peintre-mi-niaturiste , mais avec une telle surabondance depoésie, qu’on ne conçoit pas la possibilité d’en met-tre davantage dans un si petit espace. La tête duChrist n’a pas encore toute la noblesse que Fra An-gelico saura lui donner plus tard; mais qu’y a-t-ilde plus tendre et de plus pénétrant que le regardqu’il fixe sur sa Mère, en avançant son bras pourmettre dans sa couronne le joyau symbolique qu’iltient dans sa main? On comprend, à l’effet généralde cette radieuse composition, que les anges et lessaints qui y figurent comme un abrégé de la courcéleste, sont initiés à la signification de la scène mys-tique qui se passe devant leurs yeux. Les anges, quisont ici au nombre de quarante, s’y associent par lechant, par la danse et par le son de divers instru-ments. La foule des saints, l’œil tendu avec amourvers les deux figures centrales, est comme absorbéepar une délicieuse extase, qui les illumine commeun reflet divin, et dont l’uniformité, quant à l’ex-pression, est compensée parla variété des types etdes physionomies. Toutes ces merveilles sont sur-tout frappantes dans les groupes qui sont à droite,d’abord parce que cette partie du tableau a été mieuxconservée, ensuite parce que le peintre y a mis huitfigures de saintes qui rappellent, jusqu'à certainpoint, malgré la différence de dimensions, les ravis-santes miniatures de Santa-Maria-Novella.

Il y a, dans une des salles de l’Académie des Beaux-