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2 (1861)
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l’art chrétien.

Ces divers ouvrages, exécutés dans la jeunesse del’artiste à Pérouse et à Cortone, ont, outre leur mé-rite intrinsèque, celui de nous fournir un point dedépart assuré pour l’appréciation de ses progrès,depuis son retour en Toscane. Ce fut vers l’an 1420que se termina l’exil volontaire de la petite colonieDominicaine et qu’elle vint reprendre possession deson couvent de Fiesole. Ce fut dans ce site délicieux,alors habité par des saints, et d’où s’exhalait vers leciel un parfum bien plus suave que celui des fleurs,ce fut là, au centre de ce magnifique horizon, ausein du recueillement et de la prière, que l’on vitéclore,' pendant quinze années consécutives, lesfruits de l’union la plus étroite qui ait jamais existéentre l’idéal esthétique et l’idéal ascétique. Nousavons parlé ailleurs des affinités entre l’art et lasainteté. Ici l’artiste n’était pas seulement en rap-port avec des saints; il était saint lui-même, et nul,autour de lui, 11e pouvait lui fournir des aspirationsplus pures ni plus sublimes que les siennes. Sa pre-mière tâche, et ce ne fut pas la moins douce, fut dedécorer cet asile qui lui était cher à tant de titres, etoù il avait goûté, avec son frère Fra Benedetto, lespremières douceurs de la vie religieuse. Des trois ta-bleaux qu’il peignit pour l’église, il n’en reste plusqu’un seul, celui qui ornait jadis le maître-autel, etqui se trouve aujourd’hui dans le choeur. Malgré les

mêmes dimensions, en le distribuant à peu près de la même manière.11 y a le mariage de la Vierge et sa mort. C’est encore le peintre mi-niaturisie dans toute sa - naïveté.