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2 (1861)
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334
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334 lart chrétien.

soffrir au bienheureux Jean de Donienici. Maisbientôt il fallut quitter et cet ami et la riante collinede Fiesoie, par suite de lobstination des Florentinsà protéger lanti-pape contre Grégoire XII, en quiles Dominicains persistaient à voir leur légitime sou-verain spirituel. Ils résolurent donc de se soustraire,par un exil volontaire, à la persécution dont on lesmenaçait, et cette résolution produisit des résul-tats tellement magnifiques, quon est presque tentéde savoir gré aux persécuteurs qui la rendirent né-cessaire.

En effet, la colonie fugitive sachemina vers lOm-brie, et Fra Angelico put faire un second apprentis-sage, bien autrement décisif que le premier. Aprèsun séjour de quatre ans chez les Dominicains deFoligno, lui et ses compagnons se retirèrent à Cor-tone, dans le couvent qui avait été le berceau de laréforme entreprise par leur maître, et qui réalisait,mieux quaucun autre, lidéal ascétique dont ilsétaient unanimement préoccupés. Cétait, pour ainsidire, en vue du sanctuaire dAssise, but de pèleri-nage et source dinspirations pour les peintres duxiv e siècle, dont les oeuvres y étaient alors dans touteleur fraîcheur. Entre tant de merveilles, il est facilede conjecturer quelles furent celles qui excitèrenten lui les émotions les plus sympathiques. Ce du-rent être, avant tout, les fresques de Stefano, au-jourdhui complètement détruites, puis celles duSiennois Simone et de son élève Frate Martino, au-teur de ce charmant Couronnement de la Vierge,