LA RENAISSANCE ET LA PAPAUTÉ.
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tisfaisante pour l’artiste et pour son patron, il fallaitprendre une détermination vigoureuse, et faire main-basse sur un grand nombre de constructions anté-rieures. Vasari parle avec une admiration mêléed’effroi du dessin grandiose qu’imagina le terriblegénie de ce prodigieux artiste pour restaurer etrectifier le palais pontifical. Comme Jules II vou-lait qu’on tirât parti du Belvédère, bâti par Inno-cent VIII, on y fit aboutir deux longs portiquesparallèles, entre lesquels se déployait un grandthéâtre de forme carrée, qui avait pour principaledécoration une niche colossale, entre deux pavillonssymétriques, disposés de manière à frapper toutd’abord les regards de ceux qui montaient de l’étageinférieur par un double escalier, regardé commeun chef-d’œuvre en son genre ; ceux qui descen-daient à cet étage inférieur, avaient devant les yeuxune cour de mille pieds de longueur, la plus belle,sans contredit, qu’il y eût alors dans le monde, etqui malheureusement fut partagée en deux dans lesiècle suivant (i).
Il serait impossible d’entrer dans le détail detoutes les constructions et de toutes les rectificationsque fit Bramante dans le palais pontifical. Plusieursde ses dessins furent tellement admirés, qu’on disaitn’avoir rien vu de mieux, depuis le temps des an-
(!) Ce fut le pape Sixte-Quint qui fit ce malheureux changement,et qui prit la moitié de cette belle cour pour faire la bibliothèqued’aujourd’hui.
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