LA RENAISSANCE ET LES MÉDICIS. 323
blés avec la direction qu’ils voulaient imprimer auxarts aussi bien qu’aux lettres.
Pour bien comprendre l’essor que prit la peinturedans la première moitié du xv c siècle, il faut désor-mais tracer bien distinctement le domaine parcouruet exploité par l’école Naturaliste, et le séparer dudomaine plus restreint en apparence, mais en réalitéplus étendu, que s’est réservé l’école Mystique, re-présentée, durant cette période, par trois artistesque nous aurons occasion de signaler et de caracté-riser plus tard, et qui sont, par ordre chronologique,don Lorenzo le Camaldule, Gentile da Fabriano etFra Angelico da Fiesole.
A la tête de ceux qui ont levé l’étendard du Natu-ralisme, il faut placer d’abord Paolo Uccello et sonami Dello, le dernier moins peintre que décorateur ;et, dans une sphère plus élevée, mais toujours dansla même direction, nous signalerons Masolino, sortiaussi, lui, de l’atelier de Ghiberti ; et surtout Masac-cio, qu’on a l’habitude de regarder comme le véri-table fondateur de cette école.
Mais avant d’apprécier l’espèce de révolution queses œuvres et les leçons de ses devanciers immédiatsfirent dans la peinture, il faut dire un dernier adieuaux traditions expirantes du xiv c siècle, lesquelles setrouvaient alors représentées par Lorenzo Bicci.Ense posant comme continuateur de la manière deGiotto, il ne laissa pas de trouver un très-grandnombre de partisans qui, malgré l’insignifiance deses types et la négligence de son dessin, lui donné-
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