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1,'ART CHRETIEN.
dernière main , on comprendra peul-ètre ce quedevaient éprouver, à la vue d’un pareil spectacle,les enfants enthousiastes de la sainte Église, ravisde lui voir recouvrer enfin ceux qu’elle avait per-dus depuis plusieurs siècles; et d’autant plus ravisque ce n’étaient pas des hommes d’État, ni deshommes d’affaires, ni des hommes de lettres, ruaisdes hommes de Dieu, qui jouaient le principal rôledans cette grande transaction à laquelle on étaitpersuadé que la bénédiction du Ciel ne pouvaitmanquer (i).
Personne assurément ne refusera de croire queles artistes contemporains, mais plus particulière-ment Brunelleschi et Ghiberti, avaient partagé,chacun à sa maniéré, l’exaltation générale. Le pre-mier devait être fier d’avoir, pour.ainsi dire, fournile premier écho à ces joyeuses acclamations qui re-tentissaient sous sa coupole, la reine de toutes lescoupoles, sans excepter Sainte-Sophie. Le secondsentait sa tâche redoubler d’importance, commedécorateur du théâtre sur lequel se passaient de sigrandes choses; et puis, il devait se complaire àétaler devant ces Orientaux ses reliquaires, ses sta-tues et ses portes de bronze, si supérieures à tousles produits analogues de l’art Byzantin. La mêmeémulation stimulait ceux qui sculptaient des ima-
(t) Ce concile fut présidé par Albergati, évêque de Bologne, quifut ensuite béatifié. Saint Anlonin y assista, ainsi que saint LaurentGiu.'tiniani.