TA UEK.USSAMCK EL LES MÉDICiS. 301
compartiments de la première porte. L’école By-zantine et l’école Italienne avaient depuis longtempsposé des règles plus ou moins fixes pour les ouvragesde ce genre, et la première de ces lois était de sup-primer les détails et de se borner à de claires indi-cations cjui pourraient à la fois satisfaire et exercerl’imagination du spectateur. Ces conditions de. so-briété et de perspicuité sont admirablement rempliesdans la première porte que fit André de Pise aubaptistère de Florence, et il faut savoir gré à Ghi-berti de l’avoir pris, à certains égards, pour mo-dèle, dans la distribution des objets qu’il avait àtraiter, tout en donnant à ses figures et à sesgroupes les qualités nouvelles que le progrès desarts du dessin avait ajoutées à celles de son devan-cier.
Si l’on se place à ce point de vue, pour juger lapremière porte de Ghiberti, loin de la trouver infé-rieure à la seconde, on la trouvera, non pas assu-rément plus belle, mais peut-être plus conformeaux exigences du bon goût et aux traditions ins-tinctives laissées par le moyen âge. Ayant à traiterles faits les plus saillants du Nouveau Testament,l’artiste a su ménager à la fois les moyens d’ac-tion et l’attention du spectateur, qu’il a concen-trée sur un petit nombre de figures nettement déta-chées du fond. Jamais peut-être on n’a représenté,h une manière plus saisissante, sur le marbre ou surle métal, la résurrection de Lazare; et les yeux nes’arrêtent pas avec moins d’admiration sur les coin*