ECOLE SIENXOISE.
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principal rôle. Toutes les lois, tous les règlementsde police, toutes les mesures administratives, tousles décrets de confiscation, tous les arrêts de mortou d’exil étaient dictés par les motifs les plus odieuxou les plus abjects. Chaque victoire était marquéepar une exploitation déplus en plus impudente dela fortune publique et par un redoublement de fé-rocité envers les vaincus. Une ligue de vingt-cinq ansconclue, en x 483, par l’astucieux Laurent de Médicisavec la populace siennoise, fit croire à cette dernièrequ’elle n’avait plus rien à craindre, et cette croyancelui ôtant son dernier frein, il en résulta des scènesà la fois si effroyables et si dégoûtantes, que c’estun soulagement de n’avoir pas à les retracer dansleurs détails. U suffira de dire qu’elles étaient le plus *souvent entremêlées de processions et de prièrespubliques, hypocritement ordonnées pour remer-cier ou pour implorer les puissances célestes. Quel-quefois on jouait une autre comédie, sous forme deréconciliation, et on y faisait intervenir des sermentsimprécatoires dont les termes faisaient trembler lescitoyens honnêtes et dont la facile violation lesfaisait trembler encore davantage ; mais le grandscandale était réservé pour la semaine de Pâques decette même année i 483. Une indulgence extraor-dinaire, en guise de Jubilé, avait été accordée parle souverain pontife, et l’on avait vu y participer unbon nombre de jeunes gens dont la conversion,réputée presque impossible, semblait être du meil-leur augure ; mais, trois jours après cette sacrilège