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i.’art chrétien.
d’Ansano (i). On a même poussé la barbarie ou laprofanation jusqu’à rajeunir, par une forte couchede carmin, les visages des divers personnages, sansexcepter ceux de la Vierge et du Christ qui la cou-ronne, de sorte qu’on est oblige de chercher ail-leurs la preuve du succès avec lequel 1 artiste traitace sujet si éminemment mystique.
Pour trouver cette preuve étalée dans toute samagnificence, ses contemporains et meme les deuxgénérations suivantes n’avaient qu’à franchir la
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porte Romaine et se retourner ensuite, pour con-templer à loisir cette grande peinture à fresque, ré-duite aujourd’hui à quelques informes débris, maisqui, combinant alors la beauté des formes et l’éclatdu coloris avec des dimensions imposantes, faisaitque le citoyen siennois, plus fier que jamais de cecéleste patronage, passait sous cette voûte commesous un arc de triomphe.
Il y avait déjà près d’un demi-siècle que les Sien-nois avaient songé à faire peindre le couronnementde la Vierge au-dessus delà porte Neuve, appelée plustard la porte Romaine. Dans une délibération solen-nelle de 1416 > renouvelée en 1421, il avait été ré-solu que ce serait Taddeo di Rartolo, alors la grande
(1) Cette fresque fut peinte en 1445, par conséquent avant la cano-nisation de saint Bernardin, dont l’image, comme figure latérale,fut ajoutée longtemps après. En 1448, il fut chargé de peindre uneAssomption pour la chapelle du même palais, en prenant pour mo-dèle le storie che sono a capo le porte dello spéciale délia Scala.Documenti, etc., p. 256.