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l’akt CHEKTIEX.
même coupe de visage, les mêmes grands yeux noirs,et, sur la tête de tous, la même couronne de fleurs,moins peut-être par pauvreté d’imagination que parune allusion systématique de l’identité de leur béati-tude, identité dans sa source ainsi que dans le modeet le but de son expansion, identité dans le sen-timent qui les fait s’incliner avec amour ou segrouper avec allégresse autour de celle qui, étantla Reine des cieux pour tous, était en outre, pourles Siennois, la reine de leur cité. «
Mais ses vierges les plus intéressantes ne sont pascelles qui expriment le mieux l’une ou l’autre de cesdeux royautés. Il y en a quelques-unes, et ce ne sontpas les moins belles, dont la physionomie est voiléepar une vague tristesse qui leur donne un charmeinexprimable. Il y en a deux de ce genre dans lacollection de l’Académie des beaux-arts : l’une quin’a que deux anges pour cortège et dont le regardexpressif, joint à son étreinte pleine d’angoisse,laisse deviner le pressentiment qui lui serre le cœurpendant qu’elle presse dans ses bras son divin Enfant,l’autre que je mets au-dessus de toutes les Viergesd’Ansano , non-seulement à cause de la beauté dutype, qui se rapproche plus que jamais des anciensmodèles, mais aussi à cause du fini de l’exécutionet de la prédominance des teintes claires sur toutesles autres : on dirait qu’il y a, dans tout l’ensemble,quelque chose qui tient de la pureté du firmamentet de sa splendeur. Une inscription, qu’on lit au-dessous, nous apprend que ce chef-d’œuvre était un