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i.’art chrétien.
L’idéal des chrétiens, dans les catacombes, ne pou-vait pas se créer d'un seul jet, à cause de l’impossibi-lité où se trouvèrent les artistes employés par eux, derompre brusquement avec l’art payen, dont ils demeu-rèrent tributaires pour tout ce qui tenait aux procédésmatériels et à l’exécution technique. Il fallut doncélaborer peu à peu les types destinés à remplacer ceuxdont l’empire sur les imaginations était fini ; il fallutcomposer une symbolique nouvelle avec les matériauxfournis, non seulement par l’Ancien et le Nouveau Tes-tament, mais aussi par l’un des mythes les plus signi-ficatifs de la religion Hellénique.
Le choix des sujets dut être naturellement suggérépar les besoins les plus pressants des âmes et aussi parles circonstances de temps et de lieu, circonstancesqu’il ne faut pas perdre de vue, quand on parcourt cettesérie de représentations allégorico-bibliques qui se rap-portent aux dogmes fondamentaux du christianisme.Il est vrai qu’elles accusent, pour la plupart, des pin-ceaux peu exercés aux grandes combinaisons pitto-resques ; mais ces peintures murales, si défectueusesà certains égards, ne sont-elles pas, après tout, le plusvieil héritage que nous aient transmis nos devanciersdans la croyance en Jésus-Christ; ne sont-elles pascomme autant de formules matérielles et permanentesde leurs actes de foi, d’espérance et de charité ; n’est-ce pas là leur pensée intime mise à nu ou revêtue desa plus simple expression, pensée naïve, attendrissanteou héroïque, pensée d’amour, de sacrifice et de rédemp-