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& de l’autre, elle eft environnée de forêts. Son circuit eft feu-lemenc de quinze cens pas, & le palais du Roi eft allez petit.LesFIabitans font bienfaits pour des Nègres, & ne manquent pasd’cfprit. Leurs habits font de coton & de foye, & ils les cei-gnent au deflus du nombril, comme on ceint un enfant avec deslanges, il font tous marquez de trois incifions, hommes & fem-mes, l’une furie front, & les deux autres fur les deux temples.Ils ont la liberté de porter leurs cheveux longs ou courts commeil leur plait, rien n’étant réglé là-delfus, non plus que fur lenombre des femmes qu'ils peuvent avoir. Le Roi d’Owerre,quoique.Vaffal, en quelque façon, du Roi de Bénin, elt fort ab-solu dans fes Etats, il a trois Conleiliers qui jugent de tout endernier reflort, & qui ont chacun leur département. Le Roi quirégnoit en 164+, étoit mulâtre, ou de la race Portugaife, &s’appelloit Dam Antonio de Mingo. Son père ayant été en Portu-gal , en avoit amené une femme, de laquelle il l’avoit eu. Audice Prince fe relfentoit-il beaucoup de fa naiflance. Il étoit ha-billé à la Portugaife, & portoit l’épée au côté, ainli que fontles autres mulâtres. A l’égard de la Religion, ils n’imitent pasceux de. Bénin, qui rendent hommage au Diable. Ils l’ont enhorreur & ne foutfrent point de Magiciens, de forte qu’il feroitallez aifé de les convertir à la Eoi Chrétienne. Le Roi & la plu-part des Habitans femblent même y avoir quelque penchant. Ily a une Eglife dans Ovverre, avec un Autel, fur lequel on voitun crucifix, deux chandeliers, & les images de la Vierge & desApôtres. Il y vient des Nègres qui portent des chapelets, & quiprient Dieu à la Portugaife. A une lieue & demie de la côte,près d’un' bras de la rivière de Eorcaro, ett une habitation dePêcheurs, qu’on nomme Poloma. La rivière, qui a cinq censpas de large à fon emboûchure, peut porter un yacht, auquelil faut fept ou huit piez d’eau. L’air de ce païs elt plein de va-peurs chaudes, épailfes & malignes & par conféquent très-mall'ain. Le terroir ett maigre & fec. Les femmes veuves appartien-nent au Roi, qui les donne à qui il lui plait. Les Hollandoisamènent leurs marchandifes à Ow.erre & ils les échangent pourdes Efclavcs. On en peut tirer quatre cens chaque année, toushommes bienfaits. * De la Croix, Relation d'Afrique, tome 3.Th. Corneille, Dict. Géogr.
OW 11 UCZE, ville du Royaume de Pologne, dans la Hau-te Volhynie , vers les confins de la Balle, & de laLithuanie, furla rivière de Norcn, à trente lieues de Kiovie , vers l’occidentfeptentrional. * Maty, DiÜ. Geogr.
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* X, père de Mérari qui le fut de la vaillante Judith laquel-le quelle tua Holoferne. * Judith, cb. 8. v. 1.
O X E N S T I E R N (Axel) Grand Chancelier de Suède, é-toit né d’une des principales familles de ce Royaume, & palfaen Allemagne avec le Roi Guftave Adolphe, dont il étoit le prin-cipal Miniltre. Après la mort de ce Prince, arrivée à la bataillede Lutzen l’an 1632, il eut toute la conduite des affaires desSuédois & de leurs Alliez en Allemagne, en qualité de Directeurgénéral. Mais la bataille de Nortlingue, qu’ils perdirent l’an1634, ayant fort abattu leur parti, il fut obligé de pafTer par laFrance, pour fe pouvoir retirer en Suède, où il étoit un descinq Tuteurs de la Reine de Suède pendant fa minorité. Toutesles affaires s’y gouvernèrent principalement par fon confeil, juf-ques à là mort, qui arriva lorsqu’il étoit dans un âge fort avan-cé. Il étoit Comte de Sondermore, & eut pour fils le ComteJkan Oxenlliern, Ambalfadeur & Plénipotentiaire de Suède à lapaix de Wcftphalic. O11 a vu depuis en Suède le Comte Ga-briel Oxenlliern, Grand Maréchal de ce Royaume; & le Com-te Bsnoît Oxenftiern, Grand Chancelier de Suède, & principalMiniftre d’Etat. * Samuel Puffendorf, in Hijloria Suecica, (ÿr.
O X.F ORD, ville d’Angleterre, capitale du Comté de mê-me nom, à douze lieues de Giocelter, & à feize de Londres,entre l’une & l’autre ville. Elle eft afîlfe fur le Cherwel, près dulieu où il fe décharge dans la rivière d’Ife, laquelle jointe enfuiteà la Tame, forme la Tamife au defTous de Dorcefter. Les diversParlcinens qui s’y font tenus, l’ont rendue fameufe, aulli-bienque l’on Univerfité, qui adonné de grands perfonnages à l’Etat,èc des Docteurs très-célèbres à l’Eglife. Elle fut fondée l’an 89s,ou, au rapport de M. Beeverell, Délices d’Anglet. p. 525 , en l’an879 (il y a 979, mais c’ell une faute d’imprellîon) par le RoiAlfred, lequel y ayant appellé les plus favans hommes de l’Eu-rope , lui afîigna un revenu fort confidérable. On y compte 18grands Collèges, & huit petits que l’on nomme Halls en Anglois& que l’ont peut appeller Ecoles. Les principaux des grands Col-lèges font ceux de laMagdelaine, de S. Jean, & de Chrifl-Church.Ce dernier, le plus beau des quatre, reflfemble plutôt à un grandpalais, qu’à un Collège: c’eft où demeure le Roi quand il vientfe divertir à Oxford. 11 eft bâti de grofTes pierres de taille, avecune grande Cour bordée de grands bàtimens, dont le deflus eftune terraffe, avec des baluftrades tout à l’entour. Les 18 Collè-ges entretiennent chacun un certain nombre de Fellows, ou Ag-grégez , & de Scbolars ou Etudions. Le premier & le plus ancien,qu’on appelle Univerjity Colledge , entretient 12 Aggrégez & 17Etudians. Dans ceux que l’on nomme Halls, on y vit en Socié-té , & chacun paye pour ce qu’il mange, hors un petit nombre deperfonnes.. On compte à Oxford jufqu’à mille Etudians entrete-nus par les Collèges, outre leurs Officiers & leurs Serviteurs, &deux mille qui ne le font pas. Il y a 16 Profeffeurs à Oxford,& un Orateur public. Chaque Collège ou Hall a fa bibliothèque :la plus grande & la plus magnifique eft celle de Bodley. Deuxgrandes rues principales font prefque le plan de cette ville. Cellede Londonroot, qui eft la plus grande, commence où eft le jar-din de Médecine, fermé de groifes murailles de pierres de taille ,& rempli de plantes & de Amples. Le Comte de Denbigh l’a
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donné aux Ecoliers, comme il eft écrit au deflus de la grandeporte. Dans la même rue de Londonroot font plufieurs Collèges-,& entre autres celui de la Magdelaine, orné de plufieurs porti-ques, de figures, & de colonmes, qui foutiennent les galeriesdont la grande Cour eft environnée. Son églife eft l’une uesmieux bâties de la ville. Le grand marché eft aulü dans cette rue.Il eft devant Téglife cathédrale, qui a un haut clocher de pierres.& qui fait le coin d’une rue où l’on voit le grand Collège de l’U-niverfité, dont la bibliothèque eft une grande falle tapilfée deCartes de toutes les parties du monde, ôt où font les tableauxde tous les Philofophes, dont les Oeuvres font dans cette biblio-thèque. Derrière cette Univerfité eft le grand Amphithéâtrequ’un Archevêque de Cantorbéry à fait bâtir. Cette grande ruepâlie à un carrefour, où eft la fontaine à quatre faces, appelléqKaifex, & la Maifon-de-ville avec fon horloge. A ce carrefourcommence l’autre grande rue, qui paffe devant le Collège deChrift-Church, & finit au pont fur la Tamife. Il n’y a prefquepoint de murailles à Oxford, & l’on y voit feulement un fort châ-teau élevé fur une petite colline à l’un des bouts de la ville,ayant d’un côté de larges folfez, & de l’autre la rivière, avecquelques forts remparts & des murailles épaiffés. Il n’y a plus pré-fentement au dedans qu’une haute tour quarrée d’un donjon,faite de grades pierres de taille. On voit une affez belle églifedans la rue de Stooljlreet. Les Latins appellent Oxford, Oxonium,Oxonia, & Oxfordia, & ceux du païs Ùxenford. Son Evêché eftSuffragant de Cantorbéry. Ce fut anciennement une Abbaïe,que fonda fainte Fridifwide, fille du Roi Didan; mais on doitregarder comme Fondateur de l’Univerfité le Roi Alfred, com-me nous l’avons dit plus haut. Il établit quatre Ecoles dans Ox-ford. La première, de Théologie, fut mife fous la direction del’Abbé Néot & de Grimbald. La féconde étoit pour yenfeignerla Grammaire & la Rhétorique, & Alfer Moine Bénédiétin enfut le Conduéteur. La troifiéme fut pour la Logique, l’Arithméti-que & la Mufique, fous la conduite de Jean, Moine de S. Da-vid, dans le païs de Galles; & la quatrième pour la Géométrie &pour l’Aftronomie, dont le fameux Jean Scot fut le premier Pro 1fefTeur. Ces foibles coinmencemens ont produit l’Univerfité d’Ox-ford fameufe dans toute l’Europe.
Le païs ou Comté d’Oxford eft extrément fertile, & confiftcen de belles plaines avec de bons pâturages, arrofées de piu-fieurs rivières. Les plus confidérables font le Cherwel, l’ife &la Tame, dont on a déjà parlé plus haut. Cette province a pourbornes au feptentrion, les Comtez de Warwick & de Northam-pton; à l’orient celui de Buckingham; au midi celui de Berck;& à l’occident celui de Glocefter. Elle eft compofée de quatorzeHundreds ou Bailliages, & n’a pour ville qu’Oxford. Parmi fesbourgs, on diftingue particuliérement New Hbodjlocke, où eftune très-belle maifon royale, & Banburi, renommé par fes ex-cellens fromages. * Jouvin de Rochefort, Voyage d’Angleterre.Audiffret, Géogr. Ane. fc? Moi. tome I. M. de Rapin-Thoyras,Hijl. d’Anglet. tome 1. I. 4. t>. 318.
OXIMANUS (Nicolas) Cherchez NICOLAS A U-XI M A N US.
O X I R I N Q U E, Oxirinchus, vrlle d’Egypte. Evagre dit. que de fon tems, prefque tous les Habitans de cette ville é-toient ou Moines, ou Vierges; qu’il y avoit douze églifes où lepeuple s’afl'embloit, fans-les oratoires desmonaftéres , quiétoientauffi fréquentez à certaines heures pour y faire la prière. Cetteville avoit été nommée Oxirinque , du nom d’un poiflon que cespeuples adoroient, pendant que l’Egypte futPayenne. SulpicfcSévére dit qu’à Oxirinque il y avoit plus de monaftéres que demaifons, qu’à toutes les heures du jour & de la nuit, on y faifoitretentir les louanges de Dieu, & qu’il y apprit lui même de l’E-vêque du lieu, qu’il y avoit mille Vierges confacrées à l’Agneàufans tache, & dix mille Religieux. * Thomaffin, DiJ'cipline del'Eglife ancienne & nouvelle, tome 2 . p. 1503. Strabon. Ptoloméé.
O X I T E’ S. Cherchez MICHEL, dit O X I T E’ S.
O X U S, fleuve de la Sogdiane, qui fe décharge dans la Merd’Hircanie, autrement appellé Geicbon-Deiftan, XaCappanach-Mo-narach parles Arabes, Nicapracb par les Habitans du païs, & A-biamu. Il fcparoit la Baétriane de la Sogdiane. * Ptoloméé, l 9.Dionyfius Périegretès. Arricn, l. 3. Strabon, l. n. Quintq-Curce, l. y.
OXYBIENS, peuples de Ligurie. * Etienne de Byzance& Strabon.
OX Y CANUS, Roi d’un peuple des Indes nommé Pre-ftes. * Quinte-Curce, l. 9.
OXYDRACES, peuple de l’Inde Citérieure, vaincu parPtoloméé, qui fut de là appellé Soter ou Sauveur. * Quinte-Curce, l. 9.
O X Y L U S. Sous le régne d’EIeus, les Doriens avec lesfils d’Ariftomaque ayant équipé une flotte, tentèrent de revenirau Péloponnéfe. Les Commandans de la flotte furent avertis parun Oracle de prendre trois yeux pour guides de leur expédition;& comme ils cherchoient le fens de cet Oracle, il vint à palierun homme monté fur un mulet qui étoit borgne. Crefphonte ,un des Commandans, comprenant que ce pouvoit être là léstrois yeux défignez par POracie, ils alfociérent cet homme à leurentreprife. Cet homme étoit Oxylus, fils d’Hémon, & petit-fils de Thoas, qui aVoit accompagné les fils d’Atrée au fîége deTroye, & qui defeendoit d’Etolus, fils d’Endymion , par fix de-grez de génération. Oxylus -avoit été obligé de quitter l’Etolie,parce qu’en jouant au palet, il avoit malheureufement tué unhomme. Les uns difent que celui qu'il tua étoit Termius, fonpropre frère, & les autres que c’étoit Alcidocus, fils de Sco-pius. Ayant été engagé par les fils d’Ariftomaque à les accom-pagner , il leur confeil la de pafler par mer au Péloponnéfe, &les détourna d’aller par l’Ifthme de Corinthe. Il s’embarqua aveceux, & les mena de Naupaéteau Cap de Molycrie,petite ville de